Pour son livre « Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? » traduction de Céline Leroy « Les oranges ne sont pas les seuls fruits » traduction Kim Trân/révisée par Hélène Cohen aux éditions de L’Olivier

Celle qui raconte a aujourd’hui 52 ans et elle est un écrivain célèbre en Angleterre. Pourtant, adoptée bébé par des parents pentecôtistes qui la destinaient à devenir missionnaire en Afrique, elle a grandi dans une bicoque inconfortable du nord de l’Angketerre, où les livres étaient interdits, à part la Bible et les mauvais romans policiers. Véritable personnage de Dickens, sa mère, gravement dépressive et violente, était habitée par la peur du mal et la haine du bonheur. Lorsqu’elle découvrit que l’enfant qui n’était pas sa vraie fille, comme elle le lui répétait sans cesse, aimait une de ses camarades d’école, elle la fit exorciser. Puis, la jugeant définitivement habitée par le démon, elle la jeta dehors avant ses seize ans.

Winterson
Winterson © Radio France

Sauvée par les livres qu’elle dévorait à la bibliothèque municipale et aidée par sa professeur de littérature, Jeanette Winterson réussit à intégrer Oxford et publia, en 1985, à 24 ans, « Les oranges ne sont pas les seuls fruits », roman autobiographique, terrible et plein d’humour. Depuis, elle n’a cessé d’écrire. Mais en 2007, rattrapée par une violente dépression, elle partit à la recherche de sa mère biologique. Ecrire chaque jour sur ce que cette quête suscitait en elle de souvenirs et de réflexions lui permit de ne pas sombrer. Aujourd’hui sort en France, aux Editions de l’Olivier, traduit par Céline Leroy, « Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? » formidable récit de cette vie bouleversée dont on ressort plein de rires et de larmes, d’envie de vivre et d’en découdre avec la bêtise et la méchanceté. Avec, surtout, un amour décuplé pour la littérature qui nous ouvre des portes quand tout est sombre dans nos vies. De passage à Paris, où elle vient de recevoir le prix Marie Claire du roman féminin, Jeanette Winterson est, ce soir, l’invitée de L’Humeur Vagabonde.

Interprète : Xavier Combe

Le reportage de Vinciane Haudebourg :

Reportage Vinciane Haudebourg Parcours sonore d'Erik Samakh dans le jardin du musée du quai Branly.

Une évasion. Oublier un moment le rythme effréné et le brouhaha des vies citadines pour adopter la lenteur et l’apprécier à travers des sons.

Erik Samakh est un voyageur acousticien. Il a imaginé un parcours sonore dans le jardin du musée du quai Branly. Cela fait 25 ans qu’il collecte des sons comme une matière vivante. Il les assemble, les modèle et les redistribue à qui veut les entendre.

On entre alors dans le jardin par l’oreille. On y entend des sonorités blanches, les bambous qui se frôlent, le vent, les oiseaux, puis on est plongé dans une nappe sonore qui se déplace dans tout le jardin. De l’autre coté de la palissade, les bruits des voitures nous arrivent assourdis. Le son est une enveloppe, végétale, curieuse et foisonnante

Jusqu’au 2 septembre dans le jardin du musée du quai Branly

http://www.quaibranly.fr/

La programmation musicale :

- Norah Jones, William

- Muddy Waters, I be's troubled

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