[scald=12939:sdl_editor_representation]Madoff et les frères Lehman pouvaient bien aller jouer ailleurs, le 3 décembre 2007 si la terre de France a tremblé c’était pour de bien plus graves raisons qu’un vulgaire crash financier planétaire. Pensez donc : le Time Magazine, dans son édition européenne, avait osé titrer sur « la mort de la culture française », et sans le moindre point d’interrogation de politesse ! Politiques, philosophes, psychanalystes, journalistes, écrivains et technocrates de tous bords, pour une fois unis dans l’adversité, sont montés au créneau de notre château de sable pour le défendre contre…mais contre quoi, au fait ? Car si la culture française n’est pas morte, chacun sait qu’elle ne se porte pas très bien. Et, même si ses critiques ne sont pas toutes fondées, les constats de Donald Morrison, l’auteur du scandale, sont largement partagés par les acteurs du monde culturel. Antoine Compagnon, professeur de littérature contemporaine au Collège de France et à l’université Columbia de New York, qui a publié une année plus tard une réponse à Morrison, évoque ainsi sans périphrase « l’isolement croissant des artistes français sur la scène mondiale ». Il sera ici samedi matin à 11h, avec AS Byatt et Laurent Mauvignier pour un débat sur le thème « le roman est-il un genre fatigué ? ». Mais nous l’entendrons aussi ce soir grâce à Aurélie Charon qui l’a interrogé pour nous. Que reste-t-il donc de notre culture, et où en est le roman français ? pour en débattre ce soir je reçois Paul Holdengraber, directeur du programme de rencontres publiques de la NYPL et Guy Walter, directeur de la Villa Gillet et des Subsistances à Lyon où se déroulent les 4è assises internationales du roman, conçues avec Le Monde et dont France Inter est partenaire.Aurélie Charon : Rencontre avec Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, à la Sorbonne et à Columbia University à New York. Il avait répondu à Donald Morrison avec l'essai : "Le souci de la grandeur". Éditions Denoël, 2008. Rencontre avec Jennifer Lacey, chorégraphe américaine qui vit et travaille en France depuis les années 2000. "I heart Lygia Clark" aux Laboratoires d'Aubervilliers jusqu'au 29 mai.

programmation musicale

The National

Anyone's Ghost ### Benjamin Biolay

Lyon Presqu'île ### liens

Assises Internationales du Roman

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.