[scald=11221:sdl_editor_representation]Catherine Clément « Mémoire » Stock Devenir philosophe c’est d’abord avoir des maîtres, et ensuite leur rendre tribut en transmettant, à son tour, le désir de penser. Le désir de penser, mais que ces mots sont beaux et bons à entendre ! C’est Alain Badiou qui les prononce, et on croirait qu’il les dit tout spécialement ce soir pour son ex condisciples de Normale, Catherine Clément, qui publie chez Stock « Mémoire », sans s, le livre de sa vie. Un critique, celui du Point, en a écrit qu’il est « foutraque et drôle, épique et dérisoire. Toujours intelligent ». Bien vu. J’ai envie d’ajouter courageux, plein d’humour –y compris vis-à-vis d’elle-même -, allègre, tendre, et débordant d’un émerveillement superbe devant la vie et beaucoup de ceux qu’elle y a rencontrés. Première à l’agrégation de philosophie, Catherine Clément a passé son temps à traverser les frontières que les esprits rigides aiment à dresser entre les genres. Elle s’est frottée à la psychanalyse, à l’anthropologie, mais aussi à la politique, au journalisme, à l’exercice du pouvoir et même à l’écriture de romans, qu’elle qualifie volontiers de romans de gare avec une souriante décontraction qui en déconcerte plus d’un. Catherine Clément, en ces temps de pessimisme de la volonté, continue d’aimer croire et d’aimer aimer. ### programmation musicale

Ruggero Raimondi chante Mozart

Don Juan, air du champagne ### Teresa Stich Rendall chante Mozart

Exsultate jubilate ### Glenn Gould

Clavier bien tempéré, de Bach

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