Gwenaëlle Aubry, « Personne » au Mercure de France. Prix Femina 2009 En 1978, Georges Perec publie « W ou le souvenir d’enfance », sans doute son plus beau livre, sûrement le plus important pour lui. Il s’agit, comme il le dit, d’enterrer ses parents disparus, c'est-à-dire de leur construire, avec des mots, le tombeau qu’ils n’ont pas eu. Et, pour lui, l’enfant inconsolable, de trouver enfin le moyen de se pardonner d’avoir souffert de cette absence au lieu d’avoir souffert à leur place. La littérature, on le sait, console aussi de la méchanceté du monde… W, comme les 25 autres lettres de l’alphabet, nomme l’un des chapitres du petit livre ciselé que Gwenaëlle Aubry a publié cet été au Mercure de France. Autant d’entrées dans l’univers éclaté comme un miroir brisé de la vie de son père qu’en d’autres temps on eu simplement appelé « fou ». « Personne », qui a reçu au début de ce mois le prix Femina, n’est pas que l’hommage aimant et perspicace d’une orpheline lettrée et talentueuse à l’homme qui lui a donné son nom. Il est aussi une acceptation d’héritage, reçu sous forme d’un manuscrit ébauché par celui-ci, et devenu livre grâce à celle-là. Gwenaëlle Aubry est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

Aurélie Charon : Rencontre avec Jean-Michel Goutier qui a édité les "Lettres à Aube" d'André Breton dans la collection Blanche de Gallimard.

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"All by myself" ### Nina Kinert

"Love Affair" ### Anis "dans tes yeux"

"Dans tes yeux"

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