Tombeau du
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Mark Crick pour _Le jardin de Machiavel. Cultiver son jardin avec les grands écrivains_ (éditions Baker Street) Geneviève Brisac traduit certains des textes. Exercice de style pour étudiant en lettres, petits volumes poussiéreux oubliés au fond de la bibliothèque à la lettre P pour Proust, ou D pour Diderot, le pastiche est décidément un drôle de genre littéraire. Parfois d’une évidence radicale, parfois d’une lourdeur fatigante. Qui se souvient encore de Jean Louis Curtis, académicien on ne peut plus rassis, et que l’on vient d’entendre ici expliquer que le pastiche est une déclaration d’amour passionné à la littérature ? Il est d’ailleurs demeuré dans certaines mémoires pour en avoir commis quelques uns dans les années 70. Mais il ne suffit pas d’imiter Queneau pour en avoir le talent… Du talent, Mark Crick, lui, en a décidément beaucoup, qui publie son troisième volume chez Baker Street : « le jardin de Machiavel », pour nous inviter à cultiver notre jardin avec les grands écrivains, après nous avoir appris à cuisiner en leur compagnie en 2006, et à bricoler en 2008. C’est drôle évidemment, mais, par delà le plaisir immédiat de la lecture, ces subtils petits textes nous donnent l’impression d’entrer par effraction chez nos auteurs favoris. Dessinateur et photographe, Mark Crick pousse le goût de la perfection jusqu’à pasticher aussi les peintres qu’il aime pour illustrer chaque chapitre. Et, luxe absolu, dans la version française, ce sont des écrivains qui assurent la traduction. Geneviève Brisac, qui avait traduit la recette d’œuf à l’estragon de Jane Austen en 2006, nous fait, cette fois-ci, regarnir une jardinière avec Raymond Carver. Et elle est, ce soir, en compagnie de Mark Crick, dans l’Humeur Vagabonde. ### **reportage** Vinciane Haudebourg Dans un petit village normand à Nolleval, se trouve un cimetière d'oeuvres d'art. Un lieu saugrenu inventé par Patrice Quéréel, personnage tendre et loufoque, dadaïste, qui rêvait un jour de se reveiller au milieu d'oeuvres endormies. Sous la terre, un tableau de N Poussin, une expansion de César, des objets intimes, des oeuvres mortelles comme nous. J'ai donc décidé d'aller enterrer le livre de Mark Crick en espérant que Machiavel et ses compères, trouvent, au pied d'un pommier, le repos eternel.
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