Arte vient d'éditer un coffret absolument magnifique regroupant huit films de Truffaut réalisés entre 1968 et 1978 en version restaurée ainsi que des compléments inédits

"La Sirène du Mississipi" un film de François Truffaut avec Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve (1969).
"La Sirène du Mississipi" un film de François Truffaut avec Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve (1969). © AFP / LES FILMS DU CAROSSE / LESPRODUC / COLLECTION CHRISTOPHEL

Dans le monde du cinéma largement dominé par les réalisateurs américains, François Truffaut tient une place à part. Etudié et apprécié outre Atlantique, notamment par Spielberg qui insista pour lui offrir un rôle dans ses Rencontres du troisième type, l’ancien critique de cinéma à la dent dure demeure une sorte de père spirituel pour les générations de cinéastes français qui lui ont succédé. 

Catherine Corsini s’enchante de la qualité de ses dialogues, leur fièvre, leur urgence. Arnaud Desplechin vante l’art de cet immense réalisateur, si proche de celui d’un Lubitsch, que Truffaut appelait « le patron ». Mia Hansen-Love rappelle qu’il est celui qui a su le mieux raconter les enfants, avec pudeur et sans la moindre mièvrerie. Les frères Dardenne relèvent sa façon de filmer les corps en mouvement, habités par l’urgence, quand Christophe Honoré est fasciné par ses héros dévorés par une obsession mortifère.

Tous ces commentaires passionnants sur son œuvre, on peut les découvrir dans le livret qui accompagne le coffret, édité par Arte, réunissant huit films de François Truffaut, restaurés, réalisés entre 1968 et 1978. 

De La Mariée était en noir, à La Chambre Verte, c’est un plaisir toujours aussi vif de revoir des films qui ont accompagné notre vie de spectateur passionné. Parmi ces textes, signés par des metteurs en scène d’aujourd’hui, beaucoup de femmes réalisatrices, sensibles à la façon dont Truffaut filmait les actrices, toujours au cœur de ses scénarios, et leur donnait systématiquement une sorte de force virile, généralement attribut masculin

Actrice, scénariste, réalisatrice, Noémie Lvosvsky a découvert Truffaut à 11ans avec Baisers Volés et y date la naissance de sa vocation cinématographique. 

C'est sur La Chambre Verte qu’elle a choisi d’écrire pour le livret de ce coffret, un film dont la radicalité, la folie, la puissance l’exaltent toujours.

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