[scald=11535:sdl_editor_representation]Julia Leigh « Ailleurs » Christian Bourgois Marie N ’ Diaye dernier livre « mon cœur à l ’ étroit » Gallimard « Autoportrait en vert » Mercure de France Assises internationales du roman à Lyon Peut-être faut-il l ’ indiscutable autorité de l ’ analyste –en l ’ occurrence, ici, Dominique Guyomard- pour nous faire prendre conscience, lecteur naïf que nous sommes, que parfois, et même souvent, c ’ est du quotidien, et de son étrangeté dissimulée sous le banal, que nous devrions nous méfier le plus. Maupassant bien sûr nous l ’ a enseigné, mais aussi Lewis Caroll ; et, au cinéma Bunuel comme l ’ australienne Jane Campion. Car, en Australie, particulièrement, le mystère, l ’ inexplicable, fait partie de la vie. Julia Leigh, justement, vient d ’ Australie. Son roman, « Ailleurs », paru l ’ été dernier chez Christian Bourgois, neuf ans après « le chasseur » publié chez Actes Sud, est un petit bijou de paisible noirceur . Pour elle, son mentor Toni Morrisson, emploie le qualificatif de « magicienne ». Marie NDiaye, pour sa part, aime bien le terme « sorcière », elle qui, depuis son premier roman publié en 1984 à 17 ans, nous a pris doucement dans la toile qu ’ elle file, livre après livre. C ’ est bien de la violence du monde qu ’ il s ’ agit dans leurs livres, mais comme une image inversée saisie dans la buée d ’ un miroir installé au cœur d ’ une paisible demeure où flottent des odeurs de cuisine et des cris d ’ enfants. Nous sommes à Lyon pour les assises internationales du roman, organisées par la Villa Gillet et le Monde, en partenariat avec France Inter.Aurélie Charon : On est dans un lieu unique en Europe, Les Subsistances. Dans des bâtiments qui ont une histoire. Les bâtiments roses, c’était le couvent ; les bâtiments jaunes, c’était la caserne militaire. Aujourd'hui toujours en résistance, ce sont Les Subsistances, résidences et spectacles d'artistes théâtre, cirque et danse. Depuis 2004, quand Guy Walter et Cathy Bouvard arrivent pour créer un laboratoire international de création artistique. C’est la troisième année qu’ils accueillent et organisent ces Assises du roman avec la Villa Gillet. Evidemment ce n’est pas une foire au livre, pas un salon de dédicaces. Hier soir, c’était le premier soir. C’était Pascal Quignard. Mais on avait inventé autre chose. Qu’il écrive des contes. Et qu’ils soit accompagné. D’un piano. Un récital avec Alain Planès. La rencontre, c'est pendant, mais ça se poursuit après, entre les gens.

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