Ce sont ces souvenirs-là qui demeurent les plus précis, les plus brûlants, souvent les plus douloureux, parfois les plus merveilleux. Ceux de cet âge indéfinissable qui n’appartient déjà plus à l’enfance, mais pas encore vraiment à l’adolescence.

Claire Messud à la foire du livre America le 14 septembre 2014 à Vincennes (France)
Claire Messud à la foire du livre America le 14 septembre 2014 à Vincennes (France) © Getty / Ulf Andersen

Le corps est empêtré, ses nouvelles formes nous le rendant inconnu. Notre visage nous désespère, et sous notre crâne des tempêtes se lèvent. La vie, jusque là pleine d’attraits et de mystères fascinants, nous apparaît désormais parsemée de dangers et de choix angoissants. A cet âge, ce sont les amitiés, passionnées, intenses, exaltantes, qui aident à traverser ces temps incertains. Et qui marqueront de façon indélébile l’adulte que nous deviendront.

Claire Messud écrit sans cesse sur ces moments de la vie qui nous modèlent, nous fabriquent, nous révèlent. Sur ces amitiés, plus fortes que l’amour, et sur la cicatrice laissée par leur disparition. Son 5è roman, « La fille qui brûle », paru chez Gallimard dans une traduction de France Camus-Pichon, se situe dans la mémoire de Julia, une fille de la bourgeoisie de la côte est américaine, qui se souvient de son amitié fusionnelle avec Cassie, son amie d’enfance, et de l’année où elle s’est brisée. Roman sur la violence du passage à l’âge adulte, sur l’impossibilité de connaître vraiment ceux que l’on aime, sur la perte et les fantômes qui nous accompagnent plus tard dans la vie et font de nous ce que nous sommes.

Programmation musicale : 

Joni Mitchell "Blue"

Lectures de Cécile Ribault-Caillol :

Extraits de "La fille qui brûle" de Claire Messud

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