René de Ceccatty est ce soir l'invité de l'Humeur Vagabonde pour "Un renoncement", paru le 6 mars 2013 chez Flammarion

"Un renoncement"
"Un renoncement" © Flammarion

Le 16 avril 1990 la nouvelle tombe : Greta Garbo, celle que l’on appelait « La Divine », est morte. Une annonce faite par ses proches, des neveux et nièces qui seront ses héritiers, sans plus de précision. Sans doute pour éviter une ultime ruée obscène des paparazzis à celle qui les avait tant redoutés de son vivant. Plus, bien plus que pour d’autres stars de son acabit, Marlène, Marilyn ou Callas, le mythe Garbo aura dévoré totalement la personne qui l’avait endossé à son corps défendant, en 1925, objet de culte fabriqué par les studios hollywoodiens. D’elle on n’aura jamais su grand-chose d’autre que les clichés médiatiques : sa phobie des photographes, ses liaisons éphémères avec hommes et femmes, son avarice, son élégance… Sa beauté, surnaturelle diront même certains, aura été sa seule identité, sa seule raison d’être.

Et, lorsque cette beauté s’effritera, très tôt, dès les années 30, Greta Garbo cessera de se vouloir actrice. Son dernier film, « La femme aux deux visages » de George Cukor, en 1941, fut un échec. Ce fut aussi son dernier film. Sa carrière aura duré seize années, son retrait du monde plus de cinquante. La radicalité de son effacement de la scène publique fut voulu et jalousement protégé par cette femme qui disait volontiers qu’elle n’avait tourné que des navets. C’est à cet effacement que s’est intéressé René de Ceccatty, lui qui a beaucoup travaillé pour et sur le cinéma. Après Pasolini, Callas et Adriana Asti, c’est à Garbo qu’est consacré son dernier essai intitulé « Un renoncement » , qui vient de paraître aux éditions Flammarion.

Le résumé du livre

Évocation du tournant de la carrière de Greta Garbo, quand en 1949, alors qu'elle s'apprête à jouer dans La duchesse de Langeais de Max Ophüls, elle décide de s'effacer et de se retirer du cinéma.

Le reportage de Gladys Marivat

Greta Garbo aurait donc pu interpréter à l'écran La Duchesse de Langeais, héroïne balzacienne du renoncement qui se met à l'abri de ses passions dans un monastère en Espagne. Combien d'héroïnes de roman ont trouvé refuge dans un monastère ? Que représente ce lieu aujourd'hui ? Qui va y trouver refuge ? Je me suis rendue à Bayeux, chez les Bénédictines qui accueillent des personnes désirant faire une retraite religieuse ou tout simplement réfléchir, au calme . J'y ai rencontré, entre autres, la mère Supérieure, soeur Marie-Pierre, soeur Jean-Marie, un architecte venu créer la scénographie du nouveau musée de Bayeux et Corinne, une femme fuyant la banlieue parisienne.

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