Rencontre avec la grande photographe Françoise Huguier auteur d'un travail sur Séoul et Elitza Gueorguieva, qui vient de faire paraître son premier roman

Elitza Gueorguieva
Elitza Gueorguieva © AFP / Joël Saget

En 1992, quelques mois avant sa mort, lorsqu’il faisait ainsi l’éloge du voyageur-flâneur, embarquant sans bagage et sans a-priori pour s’en aller humer l’oxygène des autres, Serge Daney nous parlait de temps déjà lointains. Car, plus les distances raccourcissaient au siècle dernier, plus le monde se refermait.

Aujourd’hui que les passeports biométriques, les portiques de sécurité, les visas nous permettent à peine de passer des frontières de plus en plus barricadées, s’en aller voir ailleurs est devenu un projet si angoissant, si épuisant que la tentation du renoncement nous guette.

Puis les écrans sont là, tentateurs, omniprésents, qui nous apportent l’exotisme dans notre salon et nous proposent un monde virtuel, fantasmé, relooké, tellement plus fascinant et coloré que notre morne réalité. Heureusement, pour le voyageur sans bagage en manque de découvertes, il restera toujours les livres pour ouvrir grand les fenêtres sur cet ailleurs auquel il aspire.

Vive les livres !

C’est l’occasion où jamais de le proclamer, de le répéter, en ce dimanche où Radio France et toutes ses antennes le mettent à l’honneur une fois encore.

L'occasion pour l’Humeur Vagabonde de croiser les expériences, les regards et les récits de deux auteures présentes à cette Fête du Livre 2016.

Françoise Huguier, d’abord, grande voyageuse et grande photographe, qui publie chez Actes Sud un livre passionnant consacré à Séoul où elle a longuement séjourné en 2014, trente ans après son premier séjour sous la dictature militaire. Elle nous y décrit une capitale shootée aux écrans, à la publicité, à la consommation, où la chirurgie esthétique transforme hommes et femmes en clones sortis de mangas japonais.

Ces photos de la capitale coréenne sont visibles dans l'exposition Virtual Seoul qui se tient jusqu’au 31décembre au Carré de Baudoin 121 rue de Ménilmontant , Paris XXème

Elitza Guéorguieva, elle, publie son premier roman aux éditions Verticales, Les cosmonautes ne font que passer, dans lequel elle raconte avec humour une adolescence en Bulgarie au moment de la fin du communisme et de la naissance d’une société copiée sur le pire du capitalisme.

La programmation musicale

Seasick Steve :Gentle on my mind

Mathieu Boogaerts: Pourquoi pas

Sarah Vaughan : Black Coffee

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