Pour « Musique absolue » une répétition avec Carlos Kleiber Gallimard

Bien peu d’amateurs de musique connaissent Carlos Kleiber, dont l’ancien directeur du prestigieux Festival d’Edimbourg, Peter Diamand, vient, ici, d’évoquer le caractère ombrageux. Cette méconnaissance tient beaucoup à son refus absolu de tout interview et à sa discographie modeste, eu égard à sa notoriété. Ce chef d’orchestre, né à Berlin en 1930, grandi en Argentine, vivant en Suisse, mort en Slovénie en 2004, et qui ne voudra jamais lier son nom à un orchestre ni à une scène lyrique déterminés, est pourtant, aux yeux des spécialistes, l’un des plus grands. Redouté pour son exigence, détestant les applaudissements et les rappels, souvent défaillant le jour de la représentation, il demeure un bloc de mystère fascinant pour ses admirateurs.

Le maire
Le maire © Radio France

Bruno Le Maire en fait partie qui est, comme disent nos cousins canadiens, littéralement tombé en amour pour Carlos Kleiber en écoutant, le jour de la mort du maestro, la diffusion à la radio de son interprétation de la 7è symphonie de Beethoven. Une fois épuisée la compilation frénétique de ses enregistrements, le mystère Kleiber l’a tant occupé, que, malgré ses obligations ministérielles et politiques récentes, il s’est lancé dans la reconstitution romancée de la carrière de l’artiste, imaginant, pour cela, de faire parler un vieux musicien autrichien devant le micro d’un journaliste français, dans lequel on retrouve aisément l’auteur. « Musique absolue », sous titré « une répétition avec Carlos Kleiber » est un roman qui vient de paraître chez Gallimard.

Le reportage de Vinciane Haudebourg :

Il existe un lien singulier entre le chef d’orchestre et ses musiciens. Un lien professionnel et intime, un jeu de miroir et d’appartenance entre celui qui dirige et ceux qui sont dirigés.

J’ai donc rencontré pour vous deux violonistes de l’Orchestre National de France. Nicolas Vaslier et Mathilde Borsarello. Depuis 4 ans, ils ont à leur tête l’italien Daniele Gatti mais ils voient défiler de nombreux chefs invités. En répétition ou en concert, ils sont placés à quelques mètres du chef . De leur pupitre, ils l’observent, le mesurent, le jugent, l’admirent aussi.

C’est une histoire de notes, de regards et de corps qui s’assemblent, tendus vers celui qu’ils appellent tous maestro, peu importe l’âge, la réputation ou la nationalité.

photo
photo © Radio France

L’orchestre national de France sera à Paris, le 13 septembre au Théâtre des Champs Elysées avec le triple concerto de Beethoven sous la direction de Daniele Gatti et du 1er au 15 novembre pour l'intégrale des symphonies de Beethoven .

Lien du site internet de l'Orchestre National de France: http://sites.radiofrance.fr/chaines/formations/national/accueil/

La programmation musicale :

- Alexis HK, Le dernier présent

- Patrick Watson, Step out for a while

- Fred Deshayes, La vi fofile

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