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Pour « Mensonges » éditions de L’Olivier Collection Figures Libres.

Ecrire pour avoir un toit… Ecrire pour retrouver sa voix. Ecrire pour que revivent un père, une mère, des grands parents, un pays perdu, une enfance massacrée. Le grand Aharon Appelfeld est, bien sûr, un écrivain de la Shoah, car la Shoah est ce qui l’a constitué. Petit garçon choyé plongé à huit ans dans l’enfer concentrationnaire dont il s’évadera pour apprendre à survivre, seul, dans une forêt glacée. Puis débarquant, mutique, ayant oublié toutes les langues d’autrefois, en Israël, tout juste créé. Se reconstruire en hébreu puis écrire pour redevenir soi même. Histoire d’une vie. Valérie Zenatti est celle par qui les livres d’Aharon Appelfeld nous sont parvenus. De cela, nous ne la remercierons jamais assez. Traductrice, donc, mais aussi écrivain publiée, comme son grand homme, aux éditions de l’Olivier. Depuis quelques années une collection, Figures Libres, y a été créée par Olivier Cohen qui aime connaître les secrets de ses auteurs. Ceux-ci sont incités à écrire sur leur héros favori. Valérie Zenatti publie donc aujourd’hui « Mensonges », un petit livre subtil et profond où le destin d’Appelfeld se mêle intimement à son propre parcours de petite fille déracinée qui va apprendre à raconter des histoires en hébreu pour se construire une vie à la mesure de ses rêves.

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Le photographe Antoine Agoudjian est français, né de parents arméniens, petits-fils de rescapés du génocide arménien par les Turcs. Depuis 20 ans, il sillonne la Turquie et même au-delà, tout l'ex-empire ottoman, avec son Leica, à la recherche des traces de vie arménienne, souvent enfouies, cachées, oubliées, et qui rejaillissent devant son objectif. Les photos d'Antoine Agoudjian ont trouvé un lieu d'accueil inattendu : Istanbul. Là-bas, un mécène turc, touché par le travail d’Antoine Agoudjian, lui a ouvert les portes de sa galerie, pour une exposition qui a ouvert cette semaine. Une tonne de photos protégées dans des grandes caisses en bois qu’il a fallu passer à travers une frontière sensible : l’Etat turc, on le sait, s’obstine toujours à nier l’existence du génocide, et mène une politique virulente de propagande et de désinformation. Pourtant des voix de la société civile commencent à s’élever, les langues se délient peu à peu.. C’était le cas samedi dernier, 24 avril, anniversaire du début du génoc

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