pour son film Hope avec Justin Wang et Endurance Newton - Sortie nationale aujourd'hui

Boris Lojkine-Hope
Boris Lojkine-Hope © Pyramide films

Justin Wang est camerounais. Il y a quelques années, il a tenté de remonter vers le Maroc pour atteindre la France où il rêvait de poursuivre ses études et de vivre une vraie vie.

Mais il n’a pas pu dépasser le Niger, racketté, maltraité, il lui a fallu renoncer.

Aujourd’hui Justin est sur nos écrans, devenu Leonard, dans le film Hope qui sort en salles ce mercredi.

Il y interprète un migrant camerounais qui, pris de pitié pour une femme de son groupe, violée par des militaires algériens, va tenter de l’aider alors qu’elle est Nigériane et que, sur la route, les ethnies ne se mélangent pas.

Les épreuves qu’ils vont traverser ensemble, dans le désert, puis dans les ghettos des villes où ils sont rançonnés par leurs compatriotes, vont faire naître entre eux un presqu’amour désespéré.

Réalisé parBoris Lojkine , Hope est un film magnifique d’intelligence, d’empathie, qui nous raconte une histoire que nous sommes censés connaître –celle de ces milliers de migrants qui tentent de gagner l’Europe- mais que nous voyons soudain de l’intérieur, au plus près des corps et des visages.

Et, comme la littérature nous permet de mieux appréhender le réel, cette fiction parfaitement documentée réhumanise ces migrations que les occidentaux se sont habitués à voir traiter par les informations, les discours politiques et les querelles statistiques.

Normalien, puis professeur de philosophie, Boris Lojkine s’est lancé dans la réalisation de documentaires après son séjour au Viet Nam dans les années 90.

Pour Hope , son premier long métrage de fiction, il a choisi des acteurs non professionnels, tous épatants, dont Justin Wang et Endurance Newton qui n’ont pas eu les papiers nécessaires pour venir présenter leur film à Cannes en mai dernier.

Boris Lojkine est, ce soir, l’invité del’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Martine Abat

En juillet 2013 au cours d’un séjour sur l’île de Pantelleria, tout au sud de la Sicile, j’ai trouvé un message roulé dans une bouteille de plastique. Quelques mots en arabe écrits sur un petit papier fragile d’emballage intérieur d’un paquet de cigarette. La bouteille était échouée dans les rochers de cette petite île italienne de Pantelleria qui se situe à 70 km des côtes tunisiennes.

Je suis allée faire traduire ce message par Mohammed Bahr qui dirige à Paris la FTCR, une Association d’aide aux migrants.

Et puis j’ai essayé d’en savoir un peu plus sur les naufrages éventuels dans cette zone en 2013 auprès de Sara Prestianni, membre du réseau Migreurop et de Violaine Carrèr e du Gisti.

FTCR

http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/

Migreurop

http://www.migreurop.org/

Gisti

http://www.gisti.org/index.php

Les archives de l'INA et les extraits sonores diffusés ce soir

Accroche

Justin ( qui joue le rôle de Léonard dans le film ) évoque son terrible périple depuis le Cameroun à travers le Niger , pour rejoindre le Maroc : « le début de l’enfer »

Extrait de l’émission « Un jour dans le monde » France inter /ERIC VALMIR /30.12.2014

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