Pour Ce qu’aimer veut dire paru chez P.O.L.

Ce que l’on entend en écoutant Michel Foucault, vingt six ans après sa mort, c’est la belle liberté d’une pensée à la fois formidablement structurée et joyeusement iconoclaste. Interroger sans cesse nos croyances les plus évidentes, remettre en question ce qui parait évident… Aujourd’hui où l’on étouffe sous les dogmes frileux, la bien pensance arrogante, les égoîsmes de classe érigés en vertu économique et l’indifférence aux autres posée en raison politique, la généreuse liberté d’un Foucault manque singulièrement dans ce pays. Mathieu Lindon a vécu six ans dans l’amitié de Michel Foucault. Une amitié qui l’a nourri, élevé, fait advenir à lui-même, et dont il demeure intimement nourri. Il publie aujourd’hui chez POL « Ce qu’aimer veut dire », un bien beau titre pour le récit de ces années de folle jeunesse d’un garçon si sage, qui ne se nourrissait que de livres et rêvait d’épater son père. Celui-ci, après la parution de son premier roman, lui avait dit « on voit que tu es quelqu’un de bien ». C’est un jugement que l’on peut reprendre à notre compte après avoir refermé celui-ci. Mathieu Lindon est, ce soir, l’invité de l’Humeur vagabonde. Avec les voix de: Michel Foucault, Jérôme Lindon et Hervé Guibert

reportage

Reportage de Baptiste Etchegaray avec une troupe de théâtre atypique : 5 filles, la trentaine, qui s'auto mettent en scène. Leur petit nom ? Collectif F71. F comme Foucault, 71 comme l'année où le philosophe, auteur de "Surveiller et punir", a créé le GIP (Groupe d'informations sur les prisons) pour dénoncer la situation désastreuse des détenus en France. Les 5 comédiennes ont "rencontré" Michel Foucault en tombant sur certains de ses textes en 2004, et n'ont depuis pas cessé de s'inspirer de sa pensée pour nourrir leur théâtre.

La programmation musicale :

- The Stranglers, Golden brown

- Camille, l'étourderie

- Antony and The johnsons, Thank you for your love

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