photo_reportage
photo_reportage © Radio France
Pour _L’(autre) homme de ma vie_ traduit par Françoise Jaouën aux Editions Baker Street. Et oui, la folle jeunesse comme l’insouciance n’a qu’un temps. Et il arrive un jour, inévitable, où l’on se surprend à penser davantage à sa retraite qu’à un nouvel amour, à dépenser plus pour le médecin que pour les fringues, à préférer lire un bon livre au coin du feu plutôt que hanter les clubs à la mode. Pas de quoi se vanter, mais pas de quoi se désespérer non plus. Même Bret Easton Ellis a pris des rides, en dépit du botox. Du coup ce sont ses livres qui paraissent maintenant assez décalés… Stephen McCauley a publié son premier livre, « l’objet de mon affection », en 1987. Cinq autres ont suivi depuis. Avec le même engouement du public des deux côtés de l’Atlantique pour son écriture élégante, son humour très « côte Est » et son regard décapant sur les petits travers de nos milieux bourgeois et intellos. L’un d’entre eux, « la vérité ou presque », ayant été porté à l’écran en France en 2007 par Sam Karmann, avec Karin Viard et André Dussolier. Le dernier, « L’autre homme de ma vie », sortira le 7 octobre aux éditions Baker Street dans une traduction de Françoise Jaouën. Le narrateur, Richard Rossi, DRH dans une société bostonienne de logiciels, partage sa vie entre son compagnon, Conrad, et une relation secrète mais intense avec Benjamin, marié et père de famille. Tout à coup le subtil équilibre qu’il avait réussi entre travail, amours, amis et famille commence à se désagréger, tandis que l’Amérique de Bush s’enfonce, elle aussi, dans le doute et la déprime. Stephen McCauley est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde. ### **reportage** « Un homme qui crie », tel est le titre du dernier film de Mahamat Saleh Haroun qui sortira demain en salle. Ce cri paradoxalement est sans voix, à l’image des détresses si grandes qu’elles ne parviennent pas à s’éteindre dans le bruit. La fureur est donc tenue, contenue et supportée inexorablement dans les yeux, dans le ventre du personnage principal : Adam. Alors Adam, c’est cet homme tchadien ordinaire joué par Youssouf Djaoro. Il est maitre nageur dans un hôtel luxueux. Dans cet univers clos, à l’écart des tourmentes politiques qui agitent le Tchad, Adam s’y sent à l’abri. Mais l’hôtel est rapidement racheté et Adam viré. La mondialisation et la rentabilité des effectifs n’ont pas oublié l’Afrique. Adam, « le champion », comme il était surnommé n’est plus. Rendant compte d’un double chaos Mahamat Saleh Haroun parvient à saisir à travers la chute d’un homme celle d’un pays tout entier basculant dans la guerre civile. Il faut saisir la pudeur avec laquelle Haroun filme ses acteurs loin de tout pathos
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.