[scald=10111:sdl_editor_representation]Après la Révolution de 1917, et surtout après la collectivisation de 1929 qui vit affluer vers les villes, les paysans chassés par la famine, les immeubles de rapports et les belles maisons de maître furent réquisitionnés par les soviets pour tenter de pallier la crise du logement. Double avantage pour les inventeurs de la formule: "tasser le bourgeois" était dans l'air du temps et développer l'esprit communautaire un des objectifs de la révolution. Après la chute de l'URSS tout devint privatisable et les locataires purent devenir propriétaires. Les Kommunalki étaient déjà devenus l'exception. Mais à Léningrad, redevenu St Petersbourg, ce système perdure, 70 % des appartements du centre ville demeurent communautaires, concernant, aujourd'hui encore, près de 500 000 personnes. C'est en 1991, lors d'un reportage en Sibérie, que la photographe Françoise Hugier découvre les Kommounalki. Fascinée par ces vies en communauté forcée, elle décide d'y revenir un jour et d'y séjourner elle-même pour en frôler les secretss. Son livre intitulé "Kommounalki" sort chez Actes- Sud avec des photos d'une inquiétante beauté et des bribes d'histoires troublantes. Françoise Huguier et Michel Parfenov, son éditeur, sont, ce soir, les invités de l'Humeur Vagabonde.

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