Depuis 2001 et la parution chez Actes Sud de son premier livre « La colo de Kneller », nous avons rendez-vous, tous les deux ou trois ans, avec ses petits contes cruels et loufoques, qui, derrière leur humour noir, nous racontent, mieux que de lourds romans à thèse, ce que c’est que tenter de vivre, aimer et mourir dans un pays qui semble avoir renoncé à l’espérance.

etgar keret
etgar keret © Actes Sud

« Au pays des mensonges », superbement traduit, comme les précédents, par Rosie Pinhas-Delpuech, vient de paraître chez Actes Sud. Trente huit nouvelles, que l’on dévore sans reprendre son souffle, dans lesquelles morts et vivants, enfants mutiques et animaux parlant, fantasmes et réalité coexistent dans une normalité angoissante. La normalité, tranquille, banale et reposante, elle, demeure le rêve inaccessible des personnages d’Etgar Keret, enfermés, comme lui, dans un univers kafkaïen. La normalité, enfin, que les Indignés, qui ont manifesté depuis des mois en Israël, réclament à un gouvernement qui ne leur offre que la guerre comme avenir.

Interprète : Michel Zlotowski.

Le reportage : Judith Soussan

Un jeudi matin d’octobre, j’ai rendez-vous avec ma conseillère, à la banque.

J’en fais le point de départ d’une petite histoire radiophonique inspirée des nouvelles d’Etgar Keret en général (leur côté cahotique, la part qu’elles laissent à la divagation et à l’incohérence) et de deux d’entre elles en particulier: « Le poisson d’or » (Le pays des mensonges ) et « Deuxième occasion » (Un homme sans tête , Actes sud, 2009).

La programmation musicale :

- True Life/Fefe, TV

- Keren Ann, You were on fire

- Socalled, You are never alone

Instrumentaux :

- Bloodstone (Amon Tobin)

- Dietro Casa (Ludovico Einaudi)

- Natureland (Amon Tobin)

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