Un "Karamazov" puissant et joyeux qui a enchanté les spectateurs du festival d’Avignon en juillet dernier

Jean Bellorini met en scène le roman "Les frères Karamazov "de Dostoïevski
Jean Bellorini met en scène le roman "Les frères Karamazov "de Dostoïevski © AFP / Jacques demarthon

Même sans l’avoir lu, chacun connaît, ou croit connaître, l’histoire racontée par Dostoïevski dans Les Frères Karamazov.

Un père, Fiodor, ivrogne, débauché et cupide, dilapide les biens de la famille et décide d’épouser une prostituée, jouissant de voir le mépris, la haine et la colère qu’il suscite dans l’âme de ses fils. Des fils, il en a quatre. Trois sont légitimes. Dimitri, l’aîné, bagarreur, gros buveur et voleur, perclus de dettes, amoureux de la fille que son père convoite. Ivan, philosophe, athée proclamé, déchiré par le doute et la rage. Aliocha, le plus jeune, que l’on dit mystique parce qu’il vit dans un monastère, mais dont la foi vacille lorsque son mentor meurt. Le quatrième, Smerdiakov, habité par la fureur et le ressentiment, est un bâtard que Fiodor utilise comme domestique et maltraite.
Le meurtre du père, que l’on attribue à Dimitri, va faire basculer tous les personnages dans une folie mortifère et une culpabilité destructrice.

Grand roman sur le chaos du monde et la question du mal, le dernier livre de Dostoïevski a fasciné beaucoup de metteurs en scène de théâtre, mais bien peu ont osé marcher sur les traces de Jacques Copeau, le premier à s’en être emparé en 1911.

Avec plus de 3000 pages, d’innombrables personnages et de terribles monologues métaphysiques, le livre semble impossible à porter à la scène dans un temps raisonnable et avec un propos compréhensible pour le public.

Jean Bellorini, le patron du théâtre de Saint-Denis, habitué maintenant à faire théâtre de grands textes essentiels, s’en est emparé avec son habituel compagnon d’écriture, Camille de la Guillonière.

Dans la traduction tumultueuse d’André Markovicz leur Karamazov, puissant et joyeux, a enchanté, en juillet dernier, les spectateurs du festival d’Avignon. Porté par des acteurs formidables, le spectacle tourne depuis en France. Il s’achève ce soir à Saint-Denis et repartira début février, d’abord à Bayonne, avant de terminer le voyage en juin à Quimper. Jean Bellorini est aujourd’hui l’invité deL’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Perrine Malinge

Rencontre avec André Néri, le régisseur général et Michalis Boliakis, pianiste

Karamazov en tournée :

les 2 et 3 février 2017, Scène nationale du Sud-Aquitain – Bayonne

les 9 et 10 février 2017, Théâtre national de Nice – CDN Nice Côte-d’Azur

les 17 et 18 février, Les Treize Arches - Scène conventionnée de Brive

du 23 au 25 février, Maison des Arts André Malraux Scène Nationale de Créteil et du Val de Marne

du 1er au 5 mars, Théâtre Firmin Gémier / La Piscine – Pôle National des Arts du Cirque d’Antony et de Châtenay-Malabry

les 10 et 11 mars, Grand R – Scène nationale de la Roche-sur-Yon

les 14 et 15 mars, Maison de la Culture d'Amiens - Centre européen de création et de production

du 22 au 25 mars, Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées

du 30 mars au 2 avril et du 4 au 7 avril, Théâtre des Célestins – Lyon

le 20 avril, Domaine d’O - Montpellier

les 27 et 28 avril, Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau

le 12 mai, Espace Jean Legendre - Théâtre de Compiègne – Scène nationale de l’Oise en préfiguration

les 19 et 20 mai, Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale

les 31 mai et 1er juin, Théâtre de Cornouaille – Scène nationale de Quimper

La programmation musicale :

Christophe et Alan Vega: Tangerine

Et des extraits musicaux de la pièce

La voix de Patrice Chéreau est extraite de Esprit critique (05/12/2006 Vincent Josse- Archive INA)

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.