pour Combien? (éditions Belfond, traduit par Bernard Cohen)

« Suivez l’argent » conseillent, depuis toujours, les vieux policiers aux jeunes enquêteurs qui arrivent dans le métier. L’expérience du crime leur a en effet appris que, derrière les affrontements, les jalousies, les trahisons, encore plus souvent que le sexe, on trouve l’argent. Dans la Bible, l’argent ; dans Balzac, Henry James, Edith Wharton, Simenon, Dostoïevski, Molière : l’argent. Ecoutez les infos, lisez les journaux, faites la queue à la caisse, prenez un café au comptoir : c’est toujours d’argent que l’on vous entretient. De son besoin, de son manque, de ceux qui l’amassent, de ceux qui le dilapident, de ceux que l’on hait parce qu’ils en ont trop. A propos, plus que 48 heures pour envoyer votre déclaration de revenus…

Combien?
Combien? © Belfond

Dans les années 80 et jusqu’au début des années 90, Douglas Kennedy gagnait sa vie en écrivant pour les journaux et en publiant de grands reportages. Le premier l’avait mené en Egypte, le deuxième dans la "Bible belt" chez les fondamentalistes religieux, le troisième fut consacré à ce que le désir d’argent produit chez les êtres et dans la société. Avec Reagan et Thatcher, et la chute du communisme, le triomphe de Mammon semblait acquis. Pour pouvoir les lire en France, il fallut attendre que Kennedy écrive des romans et que ceux-ci se vendent par millions à travers le monde. Dernier des trois à paraître, Combien ? , vertigineuse plongée dans le monde de l’argent, vient de sortir chez Belfond, dans une traduction de Bernard Cohen. Vingt et un ans ont passé depuis sa rédaction, mais pas une phrase, pas une anecdote, pas une réflexion n'a perdu de son actualité, juste le niveau des rémunérations sans doute…

Douglas Kennedy sera aux Assises internationales du roman, à la Villa Gillet à Lyon, le samedi 2 juin à 22h30: "Conversation avec des fantômes"

Le reportage de Gladys Marivat

Le métier de trader ayant souffert de la crise et des scandales à répétition, de quoi rêvent les jeunes à la recherche d’une réussite rapide aujourd’hui ?

J’ai rencontré Fabien Guillossou, un entrepreneur trentenaire, co-fondateur d’Orixa Media. Cette firme fait du « trading du media internet ». En clair, elle fournit aux entreprises de meilleures performances sur Internet en les plaçant en bonne position sur les moteurs de recherche. Pour ce faire, elle se bat en direct sur la grande bourse au référencement internet gérée, on s’en doute, par le géant Google. Il y a cinq ans, Fabien Guillossou et son associé ont chacun investi 1000 euros à la naissance de l’entreprise. Aujourd’hui, ils font un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros et emploient plus de 30 personnes, à Paris et Montbéliard.

Cette trajectoire euphorique évoque quelque peu le Wall Street des années 80 décrit par Douglas Kennedy. Mais le discours a bien changé. Rencontre avec un « trader » d’un nouveau genre, version 2.0.

Evénement(s) lié(s)

Les Assises internationales du roman de Lyon 2012

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