pour l'expositionAprès Eden. La collection Artur Walther à la Maison Rouge jusqu'au 17 janvier

Seydou Keïta, Untitled, 1959-60
Seydou Keïta, Untitled, 1959-60 © Courtesy The Walther Collection and C.A.A.C – The Pigozzi Collection / Seydou Keïta

Artur Walther est né à Ulm, en Allemagne. Banquier d’affaires, il se voit offrir, au début des années 90, lorsqu’il décide de prendre sa retraite, un appareil photographique.

Il commence à s’en servir mais, mécontent du résultat, il décide de prendre des cours.

Ses professeurs ne sont pas n’importe qui : Stephen Shore, puis Joël Meyerowitz ou Mary Ellen Mark.

En même temps, il commence à acheter des tirages et à les collectionner. Tout d’abord il s’intéresse aux artistes allemands, le couple Bernd et Hilla Becher qui ne photographient que les bâtiments industriels, ainsi qu’à Karl Blossfeld, qui a dressé un étrange inventaire végétal au début du XXè siècle.

Puis son intérêt l’emmène vers d’autres continents, en Afrique et en Chine.

Dans les années 2000 sa collection dépasse le millier d’épreuves. Pour l’abriter il va faire construire un musée près de sa ville natale. Dorénavant installé à New York, il y a ouvert un autre espace d’exposition.

Le bel espace de LaMaison Rouge , imaginé voici quinze ans par un autre collectionneur d’art contemporain, Antoine de Galbert, se prêtait formidablement à l’installation d’une partie de la collection Artur Walther.

C’est Simon Njami, créateur du festival Africolor en 1987 et qui fut directeur des rencontres de Bamako et de la Biennale Africaine de la Photographie de 2001 à 2007, qui en est le commissaire.

Cofondateur deLa Revue Noire, dédié à la création africaine, il s’est promené dans les photographies rassemblées par Artur Walther comme un explorateur cherchant sa route dans la jungle.

Réorganisant la circulation, les apparentements et les déflagrations entre les artistes et leurs œuvres, il nous propose sa lecture de ce monde réorganisé autour de huit chapitres qui vont du jardin au regard du voyeur, en passant par l’identité, le roman ou le masque.

Cette très belle exposition s’intituleAprès Eden et elle se visite jusqu’au 17 janvier 2016.

Simon Njami est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde

August Sander, Jungbauern (Young Farmers), 1914
August Sander, Jungbauern (Young Farmers), 1914 © © Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur–August Sander Archiv, Cologne/VG Bild–Kunst/ARS, NY / August Sander

August Sander, Jungbauern (Young Farmers), 1914 © Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur–August Sander Archiv, Cologne/VG Bild–Kunst/ARS, NY

http://www.lamaisonrouge.org

Le reportage de Perrine Malinge

Rencontre avec le collectionneur Artur Walther qui nous fait partager son regard et son explication sur quelques photos de sa collection merveilleusement mises en valeur dans cette exposition

Les archives de l'INA et les extraits sonores

Bernd et Hilla Becher : Leur façon de travailler

ARCHIVE INA : Trans formes 23/05/2001 - Christophe Domino- France Culture

Zanele Muholi : avec son travail, elle cherche à rendre visible les homosexuel(le)s noirs

ARCHIVE INA : Mon œil ! Amaury Chardeau- 09 .08.2012 -France culture

__

Santu Mofokeng

Quand il a débuté la photographie, sous le régime de l’apartheid, son projet était de faire une « biographie métaphorique des Noirs »

ARCHIVE INA : « Afrique du Sud l’arc en ciel de la gravité » -Michel Pomarède - 24.07.2007 -France culture

David GOLDBLATT : A son sens toutes les photographies sont des documents

La décision qu’a à prendre le photographe

ARCHIVE INA : La grande table Le 19/01/2011 -France culture

__

Patrick Waterhouse : Il évoque la tour Ponte City avant et après l’apartheid

ARCHIVE INA : « Tea time club » Caroline Gillet 18.08.2014 – France Inter

Stephen SHORE: il p résente son travail "Uncommon Places" , des photographies prises lors d'un voyage à travers les Etats-Unis.

Le culte de la voiture

ARCHIVE INA Eclectik - 25/01/2005 Interview : Olivier MIRGUET – France Inter

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.