Isabelle Maeght pour l’exposition Eduardo Chillida à la Fondation Marguerite et Aimé Maeght jusqu’au 13 novembre à Saint Paul de Vence.

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En 1991, le sculpteur basque, Eduardo Chillida accorde une très longue interview à Jean Daive sur France Culture. La plupart des artistes sont émouvants à entendre, certains sont passionnants, mais rares, très rares, sont ceux qui, comme Chillida, vous empoignent dès les premiers mots pour ne plus vous lâcher. Pas simple, pourtant, d’en trouver pour donner à voir, réellement, une oeuvre aussi puissante, souvent monumentale, réalisée le plus souvent dans des materiaux très lourds, pierre, fer, albâtre, pesant parfois des dizaines de tonnes.

Mais la sculpture de Chillida, mystère du génie, vous fait vous envoler vers la lumière, jouer avec le vent, entendre l’eau ruisseler dans les profondeurs de la terre. Œuvre terrienne et aérienne, poétique et tellurique, géométrique et musicale.

C’est à la Fondation Marguerite et Aimé Maeght, où Chillida a commencé à séjourner dès le début, qu’il faut aller voir la plus belle exposition jamais consacrée en France à cet artiste dont le nom est célèbre mais les œuvres peu connues, notamment celles réalisées sur papier dans les années 80. Dans les jardins et dans les salles de ce lieu magique dédié aux artistes sont montrées jusqu’au 13 novembre 80 sculptures et une soixantaine d’œuvres sur papier, certaines jamais vues, issues de collections privées ou venues de l’étranger.

Grâce à Claire Teisseire , qui s’y est rendue, nous visiterons l’exposition en compagnie d’Ignacio Chillida, fils de l’artiste, qui en est le commissaire. Et Isabelle Maeght , qui l’a supervisée, est, ce soir, l’invitée de l’humeur vagabonde.

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