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Pour « Fille des frontières » éditions Philippe Rey Martine Abat en remplacement de Kathleen Evin, empêchée Comme Batoule la répudiée, qui se venge de son mari par la cuisine, le dernier livre de Fatéma Hal « Fille des frontières », est rempli de ces destins de femmes qui ont peuplé son enfance à Oujda au Maroc. Les histoires qu’elle nous raconte sont comme des contes. Y règnent cruauté, rapports de pouvoir, vengeance mais aussi mariages et amours interdites. Fatéma Hal nous montre comment ces femmes, cantonnées au fourneau et vivant dans un univers parallèle à celui des hommes, se sont épanouies, construites, révoltées, et pour finir émancipées grâce à la cuisine. Et ça n’est pas le moindre des paradoxes pour Fatéma Hal qui voulait échapper elle-même à la vie d’une femme traditionnelle, et qui s’est finalement retrouvée propulsée ambassadrice du couscous en France et dans le monde. « Mansouria », la mère de Fatéma Hal, disait qu’il existe un plat comme remède à chacun de nos maux. C’est donc peut-être aussi pour panser ses blessures d’enfance qu’elle s’est mise à cuisiner. Toute sa vie elle s’est battue pour conquérir sa liberté et étancher sa soif de connaissances. Aujourd’hui elle se sent à la fois cuisinière et ethnologue lorsqu’elle parcourt le Maroc pour recueillir les recettes ancestrales et les gestes avant qu’ils ne disparaissent. Fatéma Hal, c’est l’intello du couscous on vous dit !

reportage

Julien Cernobori : Reportage au restaurant de Fatéma Hal, dans le onzième arrondissement de Paris. Cette cuisine marocaine parle de beaucoup de choses : d'échanges, de la migration, de la vie. Rencontre avec Haja, l'une des cuisinières, qui pourrait être une de ces femmes décrites dans "Fille des frontières".

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