Martin Amis est ce soir l'invité de l'Humeur Vagabonde pour "Lionel Asbo, l'état de l'Angleterre" paru chez Gallimard le 7 mai 2013

"Lionel Asbo, l'état de l'Angleterre"
"Lionel Asbo, l'état de l'Angleterre" © Gallimard

Diston est l’un de ces quartiers déshérités, à la périphérie de Londres, où coexistent, dans la méfiance réciproque, les derniers représentants au chômage des prolétaires britanniques et les nouvelles générations des exilés économiques du tiers monde. On y trouve, selon l’auteur, « des écolières enceintes, des jeunes édenté à sweats à capuche, des gars de 20 ans asthmatiques, des trentenaires perclus d’arthrite, des quarantenaires impotents, des cinquantenaires déments, des sexagénaires inexistants ». Et, au cœur de Diston, règne Lionel Asbo, délinquant multirécidiviste, accro aux films pornos, accompagné de ses deux pitbulls dopés à la bière arrosée de tabasco . Terreur du quartier, Lionel élève son neveu, Desmond, jeune métis surdoué et doux comme un agneau, qui a quand même la fâcheuse habitude de coucher avec sa grand-mère. Ce qui, si Lionel l’apprenait, lui vaudrait une mort certaine et affreuse.

« Lionel Asbo, l’état de l’Angleterre », qui vient de paraître chez Gallimard dans une traduction de Bernard Turle, est le tout dernier livre de Martin Amis, l’un des meilleurs écrivains de sa génération et, sans doute, le plus détesté outre-Manche . Il faut dire que, bien élevé par son père, l’écrivain Kingsley Amis, dans le mépris des convenances et du politiquement correct, l’auteur du « dossier Rachel », son premier livre, publié en 1973 et couronné par le prix Somerset Maugham, met à chaque nouveau roman la barre encore plus haut. Ses cibles favorites : la vulgarité obscène des medias, la violence avinée des hooligans, le masochisme puritain des Anglais et la bonne conscience des belles âmes . Son dernier roman, il le décrit comme « a final insult », une ultime insulte à une société où il se sent toujours étranger. Martin Amis sera samedi soir aux Assises internationales du Roman à Lyon, interrogée par Josyane Savigneau. Et il est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde.

Avec l'aimable contribution de Xavier Combe pour la traduction

Le reportage de Julien Cernobori à Londres :

Comment les Françaises expatriées, quelque part vers South Kensington, voient-elles nos amis les Anglais?

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