Nivernais de naissance, solognot dès ses premières années, Maurice Genevoix, tout juste diplômé de Normale Sup, avait 23 ans en 1914. En huit mois, avant d’être grièvement blessé à la tranchée de Calonne en avril 1915, il traversera les batailles les plus meurtrières de cette guerre . Réformé, il va écrire « ceux de 14 », l’un des livres essentiels pour qui veut vraiment savoir ce que fut, précisément, cette effroyable et absurde boucherie. Devenu écrivain sous le feu allemand, désormais réfugié dans la nature, sur les bords de la Loire, c’est aux animaux et aux hommes qui vivent dans ces forêts et ces landes qu’il va désormais dédier son œuvre.

Michel Bernard
Michel Bernard © La Table Ronde /

Michel Bernard, lui, est né sur ces terres dévastées par la Grande Guerre. La lecture de « Ceux de 14 » lui fait regarder les villages, les fermes et les rivières autrement. Chacun des lieux de son enfance devient, avec les mots de Genevoix, des chambres d’écho pleines des voix et des visages des jeunes morts que l’écrivain ressuscite fraternellement. Il lui rend hommage aujourd’hui dans un récit intitulé « Pour Genevoix » paru à La table Ronde, et a écrit la préface à la réédition dans la collection « la petite vermillon » du dernier livre de l’académicien, « la mort de près », paru deux ans avant sa mort.

Le reportage de Martine Abat :

Rencontre avec Barroux, pour son roman graphique « On les aura ! Carnet de guerre d’un poilu Août, Septembre 1914 » aux éditions du Seuil.

Barroux
Barroux © Editions du Seuil /

La première guerre mondiale est un sujet qui a beaucoup inspiré les auteurs de BD ou de romans graphiques. On pense à Tardi, à Kris, à Morvan, à Larcenet qui se sont colletés à l’horreur des tranchées. Pour Barroux qui publie « On les aura, carnet de guerre d’un poilu » aux éditions du Seuil, c’est le journal d’un soldat venu à lui par hasard qu’il a décidé d’illustrer, avec des noirs profonds, à la mine de plomb dans un style parfois rageur et radical.

Le soldat prend note de ses journées. Les déplacements en train, à pied, il a des ampoules ; il raconte la recherche de nourriture, les nuits dans les granges sur la paille, la peur. L’ouvrage reproduit l’intégralité du journal de ce soldat sans nom, ce soldat inconnu.

La programmation musicale

- Nevcherhirlian, Marche ou crève

- Rover, Aqualast

- Charles Trenet, C'est un jardin extraordinaire

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