pour son livreLe chemin des morts paru chez Gallimard

Le chemin des morts-François Sureau
Le chemin des morts-François Sureau © Radio France

A quoi sert la littérature ? A cela d’impalpable que l’on vient d’entendre surgir de ces quelques lignes extraites d’un petit livre tout juste paru et que l’on pourrait tenter de définir ainsi : la littérature doit nous aider à penser.

Penser à notre vie, aux événements que l’on a traversés, à ceux auxquels nous avons pris part, à ceux auxquels nous aurions dû prendre part. Penser à ce que signifie être un humain, un citoyen, un militant, un croyant, quelque soit la transcendance qui nous habite.

Penser à ce que sont devenus nos rêves, nos engagements, nos idéaux au fil du temps.

Penser à ce pays que nous habitons par hasard et que nous nous résignons, par lassitude, à voir se caricaturer. Car oui, il y a des jours où nous sommes las. La littérature nous permet, parfois, de souffler un peu.

Le chemin des morts est le dernier et très précieux livre de François Sureau . Aujourd’hui avocat, l’auteur revient par le biais de la fiction sur le début des années 80, lorsque, souvenez vous, les ténèbres giscardiennes avaient laissé place à la lumière du mitterrandisme triomphant, lorsqu’un nouveau monde de justice et de paix s’ouvrait enfin devant nous.

François Sureau, qui venait d’entrer au Conseil d’Etat, saint des saints de notre démocratie, là où se dit le droit, eut à participer en tant que rapporteur à l’examen des dossiers de recours de militants basques déboutés du droit d’asile et qui faisaient état du danger de mort qu’ils couraient s’ils devaient rentrer en Espagne, malgré la fin officielle de la dictature. Interrogation sur les limites du droit, réflexion sur la responsabilité personnelle, variation sur la mémoire et le métier d’homme, Le chemin des morts est un livre profondément politique et superbement littéraire.

François Sureau est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde .

Le reportage de Judith Soussan

D’un côté, Jean Cresp, psychologue. En face de lui, monsieur R., afghan, traducteur. Et un jeune homme, afghan lui aussi, d’une vingtaine d’années, que nous surnommerons Ahmad, et que Jean suit depuis plusieurs années au Centre d’écoute et de soins deMédecins sans frontières , passage Dubail à Paris – un lieu qui n’existe plus aujourd’hui, et où psychologues, médecins et assistants sociaux tentaient d’accueillir et soigner des hommes et femmes, demandeurs d'asile, réfugiés, déboutés.

Ce matin-là, face au psychologue, le jeune Afghan raconte son passage à l’Ofpra deux jours plus tôt.

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