Gilles Heuré « L’insoumis, Léon Werth 1878-1955 » éditions Viviane Hamy et Sophie Cazé directrice du Musée de l’hospice Saint Roch à Issoudun pour l’exposition « Léon Werth, le promeneur d’art » jusqu’au 19 septembre. Le catalogue de l'exposition est édité chez Viviane Hamy.

Tant pis pour ceux qui s’obstinent à penser que c’était mieux avant : Léon Werth, s’exprimant ici en 1955, l’année de sa mort, nous ôte nos illusions. Ainsi donc, si on l’en croit, la vertu avait déjà déserté le clan des hommes pour migrer au rayon des médicaments et la gloire ne siégeait plus que dans les livres d’histoire. Et puis Saint Ex vint, « et la gloire ressuscita… » Jolie formule inspirée par l’amitié profonde et sincère qui lia ces deux hommes. L’un est demeuré célèbre.

L’autre, à qui fut pourtant dédié Le Petit Prince, était tombé dans un injuste oubli. Et puis, à partir de 1990, l’éditrice Viviane Hamy commença à republier les écrits de Léon Werth. Onze titres sont aujourd’hui disponibles dont son formidable journal de guerre, « Déposition ». En 2006, enfin, Gilles Heuré lui consacre une biographie, « L’insoumis », qui rend justice à cet homme inclassable, irréductiblement honnête, critique, journaliste, écrivain, amateur d’art, qui se disait « curieux des hommes et des femmes comme un poumon est curieux de respirer ». Une très belle exposition se tient jusqu’au 19 septembre au musée d’Issoudun « Léon Werth, le promeneur d’art » avec des toiles de ses amis peintres, Bonnard, Vuillard, Signac, Marquet, Monet, et beaucoup d’archives personnelles. Sophie Cazé, directrice du musée et commissaire de l’exposition est notre invitée ce soir, ainsi que Gilles Heuré, son biographe, pour cette Humeur Vagabonde dédiée à Léon Werth.

reportage

Léon Werth refusait de se faire appeler « critique d’art » - Il préférait se dire « promeneur d’art, dans le monde des couleurs, des formes et des apparences ». C’est ce nom qui a été retenu pour l’exposition – Pour la monter, il a fallu plus de 5 ans de travail - on l’a entendu - des allers retours entre le grenier du fils de Léon, Claude et le musée de l’hospice saint Roch… Anne GresyAveline et Stéphanie Gelfy vont inventorier, classer les œuvres du père. La première est assistante de conservation au musée, la seconde est archiviste à la médiathèque. Elles découvrent les coupures de presse, les revues, plus de 1000 lettres échangées avec 212 correspondants, et puis des cadeaux d’artistes : un fauteuil de Francis Jourdain qui était démonté dans le grenier est remis sur pied.. Des gravures, des dessins, intimes, dédicacés. Tout ça est réuni aux côtés d’œuvres de maitres, proches de Léon Werth…

Caroline Gillet.

oeuvre(s)

  • Le promeneur d'art

    De Philippe Dagen Sophie Cazé et Gilles Heuré

    Les liens

musée de l'hospice Saint-Roch

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