Villanueva en hiver :la mer grise, la pluie sur les volets clos des villas désertées, les hotels fermés où la rouille commence à lécher les ferronneries. Et, sur la promenade qui longe la plage déserte, un homme maigre, plus très jeune, qui fume dans sa vieille voiture en rêvassant. Ce pourrait être le début d’un roman policier, d’ailleurs l’homme est un flic. Mais il n’y a pas de crime dans l’histoire. Juste d’étranges visiteurs qui s’installent dans ces belles maisons vides, y dorment, y mangent, y font l’amour, et s’en vont, sans avoir rien dérobé, lorsqu’ils ont envie d’un autre décor.

Des vies d'oiseaux
Des vies d'oiseaux © Radio France /

« Des vies d’oiseaux » paru aux éditions de l’olivier est le dernier roman de Véronique Ovaldé, alors que « ce que je sais de Vera Candida », son précédent, qui a connu un grand succès, ressort en poche chez J'ai lu (et non chez Point Seuil, comme nous l'avons annoncé par erreur à l'antenne).

A nouveau nous sommes dans un pays rêvé d’une Amérique centrale fantasmée. La jungle n’est pas loin, grignotant les merveilleux jardins des quartiers huppés, pendant que les villages de l’intérieur crèvent de soif, de violence, de chômage. Vida Izzara vient de cette zone pouilleuse. Son époux Gustavo, qui l’en a sortie, lui rappelle chaque jour que c’est lui « qui l’a faite ». Et leur fille Paloma étouffe dans cette cage dorée dont elle va, un jour, claquer la porte. Des vies d’oiseaux est l’un des meilleurs livres de cette rentrée et Véronique Ovaldé est, ce soir, l’invitée de l’humeur vagabond.

Le reportage de Judith Soussan :

Quelques minutes dans l’intimité avec Anna et des images de sa mère…

Anna Salzberg est une jeune documentariste passionnante, sensible, qui travaille autant avec l’image que le son. Elle a conçu il y a quelque temps le projet d’un film autour de la question de la féminité, dont sa relation à sa mère sera l’élément central.

Alors elle a commencé à faire des repérages, à rendre visite à sa mère avec ou sans caméra. Nous nous sommes rencontrées devant son ordinateur de travail, pour regarder ces premières images, et parler ensemble - parler de ce que cela lui fait à elle, la fille qui a grandi seule avec sa mère, de prendre la caméra presque comme on prendrait les armes. Et aussi, un peu, de ce que cela fait à celle-ci, la mère, que sa fille s’empare ainsi de leur relation pour la questionner, la remuer, la malmener.

Programmation musicale :

Camille, l'étourdie

Marisa Monte, O bonde do dom

The Do, Gonna be sick

Instrumentaux sous les lectures : Madredus, Na estrada de Santiago

Les liens

La page d’Anna Salzberg sur le site du collectif d’artistes Les Yeux dans le monde    

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