« Nulle part terre promise » sortie mercredi 1er avril Des frontières ouvertes aux capitaux mais fermées aux hommes ; une Europe américanisée dans ses signes à l’intérieur de laquelle les machines partent vers l’Est et les hommes vers l’Ouest ; des exilés qui rêvent d’une société plus humaine, justement celle-là qui déçoit de plus en plus ceux qui sont censés y vivre légalement ; des solitudes qui se croisent en ne se parlant plus que par répondeur, ordinateur ou télévision interposés ; la solidarité devenue un délit, la compassion une infraction, la délation une vertu, l’égoïsme un devoir. Existe-t-elle ailleurs cette terre autrefois promise vers laquelle nous pensions avancer ? Emmanuel Finkiel n’avait pas disparu de nos mémoires, même si notre dernière conversation remonte à 2001, lorsque son documentaire, « Casting », avait été diffusé sur Arte, indispensable complément à ses deux précédents films, le magnifique « Voyages » et « Madame Jacques sur la Croisette ». Il revient sur les écrans demain avec « Nulle part terre promise » un film d’une beauté tranchante, presque sans paroles mais empli du bruit de nos vies. Trois personnages se croisent sans se voir en Europe :un jeune cadre d’une multinationale chargé de délocaliser une usine de France vers la Roumanie, un réfugié kurde et son fils en route vers l’ouest et l’eldorado anglais, une étudiante paumée qui ne voit les gens qu’à travers le filtre de sa petite caméra. Au spectateur de mettre, s’il en a besoin, des mots sur leur quête. Emmanuel Finkiel est, ce soir, l’invité de l’humeur Vagabonde.

Reportage de Grégoire Louis square Villemin, à Paris : rencontre avec les réfugiés afghans installés dans le Xème arrondissement

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