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Olivius © Radio France

Olivier Cohen , Caterina Sansone et Alessandro Tota pour « Palacinche, histoire d’une exilée », et Nadja pour "Les filles de Montparnasse" paru dans la collection Romans graphiques aux éditions Olivius

Entendre Claudio Magris, le triestin, si bien parler de frontières, me fait toujours songer à Nosferatu , de Murnau, et à la célèbre phrase : « quand il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre… » De même que Magris fonde son écriture sur le passage des frontières, réelles autant que personnelles, ce carton de film devrait être le secret de toute entreprise littéraire. Aller à la rencontre de ses fantômes, les apprivoiser, et, parfois, ils vous le rendent au centuple…

Olivier Cohen le sait bien qui a fondé en 1991l’Olivier , maison d’édition exigeante, qui publie peu mais uniquement de bons livres, et où l’on retrouve notamment les meilleurs des Américains, Carver, Ford, Franzen, Safran Foer, Eugenides, McInerney, Ozick, et tant d’autres. Aujourd’hui, avec Jean Louis Gauthey, patron de Cornelius spécialisé dans la BD de bonne tenue, il lance une collection de « romans graphiques » sous le nom Olivius.Les trois premiers titres viennent de paraître. Parmi eux « Palacinche » de Caterina Sansone et Alessandro Tota, histoire d’une famille italienne obligée de quitter Fiume après le rattachement de l’Istrie à la Yougoslavie à la fin de la guerre.

Le reportage de Martine Abat :

rencontre avec Nadja, auteur de "Les filles de Montparnasse" aux éditions Olivius, dans son atelier à Paris.

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Visite dans l'atelier de Nadja qui signe chez Olivius le premier tome d'une série intitulée "Les filles de Montparnasse". Nadja est auteur jeunesse et publie aussi pour les adultes chez Cornélius et à l'Ecole des loisirs.

Ici on est à la fin du 19è siècle. Quatre amies, Amélie, Garance, Elise et Rose-Aymée partagent un appartement dans le Montparnasse encore très compagnard de l'époque. Elles essaient de faire leur trou dans la mouvance artisitique, l'une veut être peintre, l'autre musicienne, la dernière veut devenir écrivain. Et ça n'est pas vraiment facile, la vie de bohème à cette époque quand on est une femme.

Le travail graphique de Nadja est très pictural, elle s'autorise des nus, des scènes érotiques (les quatre jeunes femmes sont des amoureuses), et la narration est, elle très cinématographique, avec des ellipses, un découpage, un rythme qui nous tiennent en haleine.

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