Un documentaire enthousiasmant tente de percer le mystère du "Boléro" de Maurice Ravel, l'une des œuvres de la musique classique les plus jouées dans le monde. Un véritable succès planétaire et intergénérationnel.

Si on passait cette année folle à danser le charleston ? Mais oui, car les années 20 ont démarré ! Comment ne pas penser au bouillonnement créatif que furent celles d'il y a un siècle ? 

C'est ce que nous propose Arte, avec toute une série de films et de documentaires consacrés aux années 1920. Les Années Folles furent une explosion de joie teintée de mélancolie, de lucidité aussi. Parenthèse festive mais inquiète, entre-deux-guerres

C'est dans cette décennie qu'est né, en France, un tube que le monde entier fredonne encore aujourd'hui : le Boléro de Ravel. Avec ce morceau, le Français Maurice Ravel, en 1928, révolutionne l'histoire de la musique. Depuis, il a été réinterprété, remixé et dansé un nombre incalculable de fois. Il figure dans la bande originale d'une flopée de films. Cette musique hypnotise. Un documentaire enthousiasmant tente d'en percer le mystère : "Boléro, le refrain du monde". 

Il n'est pas simple de raconter l'histoire d'un morceau de musique classique, fut-il un tube dans un documentaire de 52 minutes. L'un des charmes du film, c'est qu'il n'est pas chronologique. On passe du cinéma à la danse, du patinage artistique au rock, au piano, au jazz. C'est très large et on revient sans arrêt à la source, à Maurice Ravel, à la musique orchestrale. Damien Cabrespines signe, avec Anne Solen Douguet, ce documentaire :

Un spectacle pluriel

Damien Cabrespines : "Il s'est imposé par la multitude de "boléro". On a très vite découvert une centaine de milliers de versions. On a fait un choix. On n'a pas parlé de toutes les versions. On a essayé d'être très représentatif de tout ce qui a pu être créé à partir du boléro, on peut avoir évidemment le boléro classique mais on a aussi le boléro pop, le boléro rock, le boléro de jazz". 

À l'origine, une commande dans les années 1920'

DC : "Le 22 novembre 1928, la danseuse Ida Rubinstein, qui est une grande danseuse, joue pour la première fois le Boléro à l'Opéra Garnier et elle a commandé un ballet à caractère espagnol. Elle a demandé à son ami Maurice Ravel une musique pour accompagner son ballet et il a fait le boléro. Il l'a créé en quatre mois. C'est un triomphe immédiat". 

Je commence tout petit pour finir énorme

- Maurice Ravel (pour résumer son boléro), 1928

Une révolution musicale pour l'époque

DC : "On est parti à la rencontre d'artistes internationaux. Ce boléro est international, c'est comme un virus : il rentre en nous, on l'intègre et on ne peut plus s'en débarrasser. Jamais on a été lassé par le boléro. Il faut dire aussi que, dans le documentaire, on a des versions très différentes.

Tout le monde ou presque a un boléro dans sa playlist !

Je pense que tous les artistes qu'on a rencontrés restent fascinés par le pouvoir du boléro, c'est-à-dire qu'il a un côté presque démoniaque, il est envoûtant. Tous ces artistes nous parlaient de leur rapport intime au boléro, ce qu'il déclenche en eux".

La suite à écouter...

  • Légende du visuel principal: Le musicien et compositeur français, Maurice Ravel, 1928 © Maxppp / Newscom
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