Alors que la presse écrite est menacée par la révolution numérique et par une crise de la distribution, l'ancien directeur du Monde s'interroge sur les défis que doit relever le papier.

Le 1, cette grande feuille qui se déplie chaque semaine pour penser l’époque. America, l’ère de Trump dite par les écrivains. Zadig, des textes longs pour raconter la France : Eric Fottorino fait des journaux beaux. 

Mais l’explosion du numérique menace toute la filière de fabrication et de distribution de la presse imprimée. Le papier va disparaître. 

Pour Eric Fottorino, c’est la victoire d’une info brouillonne, submergeante, insignifiante, trépidante telle que la fourbissent les géants du Web. Et le voilà partant au front pour les journaux et les marchands de journaux. Il a raison. 

Mais l’urgence, en matière de liberté de la presse, n’est-elle pas ailleurs ? Julian Assange en procès. Le numérique n’est-il pas un incroyable instrument d’émancipation ? 

Monsieur Fottorino, ses beaux journaux et ses crieurs de Saint-Germain des Prés ne mènent-il pas un combat confortablement bourgeois ? Alors que l’information vient d’ailleurs, de partout, pour tous et que c’est une bonne nouvelle. 

  • Légende du visuel principal: Eric Fottorino combat pour des journaux sur papier. Ici une partie de la production du journal Le Monde imprimée à Toulouse © AFP / ERIC CABANIS
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  • Juniore, Anna Jean, Samy Osta, Swanny Elzingre
    Juniore, Anna Jean, Samy Osta, Swanny ElzingreBizarre2020
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