Depuis la rentrée, l’animatrice des "Maternelles" (à 9h sur France 4) présente également "La Maison des Parents" (à 14h sur France 4), abordant les questions autour des enfants et des adolescents.

Agathe Le Caron en 2016 à Paris
Agathe Le Caron en 2016 à Paris © Maxppp / .

Les Maternelles ont vu le jour en 2001. Le magazine est passé entre les mains d'un tas d'animatrices, amenant chacune son histoire de maman, amenant aussi forcément son époque. Car cette émission consacrée à l'enfance, qui a inévitablement débouché sur une émission consacrée aux parents, a été le témoin d'une société qui, en presque vingt ans, sur les questions de couple, de famille, de sexualité et de féminité, a beaucoup changé. 

France Télévisions n'en a pas moins déboulonné cette case historique pour la faire passer de France 5 à France 4, où elle a perdu de l'exposition, forcément, et où, comme l'ensemble de cette chaîne jeunesse en sursis, elle s'interroge sur son avenir.

Déculpabiliser

Sonia Devillers démarre avec une question que l'on peut se poser : à force de voir passer des experts sur son plateau, de recueillir des témoignages et des questions, comment Agathe Lecaron se sent-elle en tant que mère ? "Perfectible", répond-elle. 

Et c'est très bien comme ça. Je suis assez contente d'être une mère imparfaite.

"C'est vrai qu'au début, le fait d'avoir un expert qui me disait 'Punissez vos enfants' le lundi et ensuite Isabelle Filliozat qui est la papesse de l'éducation positive qui me disait 'Surtout serrez-les dans vos bras, mettez-vous à leur niveau, ne les punissez jamais'. Donc un jour, je les punissais. Le lendemain, j'étais hyper gentille. Donc aujourd'hui, je fais un peu mon marché".

Agathe Lecaron poursuit : le discours de l'émission est surtout de déculpabiliser, d'expliquer les normes et injonctions que l'on peut subir aujourd'hui en tant que parent, et de revenir à du bon sens. Il s'agit de se poser des questions et de savoir quel parent on veut être et qu'est-ce que l'on veut transmettre.

On essaie de ramener la réalité de la parentalité en permanence, c'est, par exemple, dire que l'instinct maternel n'existe pas.

Face aux injonctions de l'instinct maternel, Agathe Lecaron se révolte et confie : "Ma mère elle-même m'a dit 'Quand on t'a mis dans mes bras, mais soudain, un amour fou m'a envahi'. Moi, je n'ai pas eu ça avec mes enfants et je le dis aux futures mamans en disant 'attention, on n'est pas sûres qu'on va créer le lien tout de suite. On va être mauvaises, on va fantasmer quelque chose qui ne va pas arriver. Ce sera peut-être tout aussi bien, mais en tout cas différent'. Et ça, on le rabâche et je sais que ça fait du bien. J'ai toute la journée sur mes réseaux des mamans qui me disent mais heureusement que vous nous rappelez que oui, on n'est pas toutes pareilles."

J'essaye d'être au plus proche de ce que je suis fondamentalement, c'est-à-dire quelqu'un d'imparfait. 

La paternité, au cœur de l'émission

Le rôle de père a évolué en vingt ans et l'émission a suivi cette évolution en donnant aux pères une place prépondérante. Des questions, des témoignages, c'est devenu la marque de fabrique de La Maison des Maternelles. Agathe Lecaron : "C'est très bien incarné par Benjamin Muller, le papa depuis quatre ans, qui est quelqu'un d'extrêmement féministe. Je pense que la parole du père, donc de Benjamin Muller et du père d'il y a vingt ans à l'époque de Maïtena, n'est plus la même". 

On évolue avec la société, mais il y a encore beaucoup à faire. 

Ce nouveau rendez-vous de 14h La Maison des Parents devient alors une émission-charnière, car elle s'empare des grands sujets de société. Par la famille, passent des réflexions importantes, humaines et universelles de notre époque actuelle. 

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