L'association de journalistes Freedom Voices Networks lance "Forbidden Stories", un projet destiné à sécuriser le travail de leurs confrères. Le principe ? Recueillir leurs enquêtes, et s'ils disparaissent, les reprendre, les actualiser et les diffuser.

Il est toujours prudent de placer dans un coffre-fort des documents compromettants. Mais c’est mieux si quelqu’un de confiance sait où sont ces documents, et peut s’en servir s’il vous arrive malheur. 

Les journalistes qui se sentent menacés, partout dans le monde, peuvent désormais confier leurs enquêtes à une plate-forme internet sécurisée, une boite noire à laquelle ils ont accès de façon anonyme. Ils savent ainsi que leur travail sera repris, actualisé et publié s’ils sont assassinés, enlevés ou jetés en prison.  

Le site en question s’appelle Forbidden Stories, histoires interdites. Il vient d’être lancé par l'association de journalistes Freedom Voices Network, avec le soutien de Reporters Sans Frontières. Parce que soutenir la liberté d’expression, partout dans le monde, c’est aussi protéger la vie des journalistes. Faire taire le message n'empêchera plus le message d'exister. 

Laurent Richard est journaliste, rédacteur en chef de l’agence Premières Lignes

Les brèves de L'Instant M

  • Elles ne sont ni actrices, ni chanteuses, ni mannequins… Des anonymes sont à la une du magazine Elle, qui vient de sortir. Numéro exceptionnel consacré aux violences conjugales. Muriel, Géraldine, Kadija, Cathy ou Jacqueline. Neuf femmes qui témoignent pour dire qu’elles s’en sont sorties. Qui sont les porte-voix de toutes celles contactées par la rédaction de Elle et qui ont renoncé à témoigner par peur des représailles de leur ancien conjoint. Ce n’est pas la première fois que le magazine fait l’impasse sur les célébrités pour sa photo de couverture : en 2001, une femme en burqa pour dénoncer le martyr des femmes afghanes. 
  • 11 minutes de silence pour Donald Trump ! Le compte Twitter du président américain a été temporairement désactivé hier… « Donald Trump n’existe pas. » pouvait-on lire si on voulait découvrir les nouveaux commentaires du locataire de la Maison Blanche sur l’actualité… A l’origine de cette insupportable censure… un employé de Twitter. Ou plutôt un ancien employé de Twitter. Ce salarié en fin de contrat a désactivé le compte de Donald Trump pendant 11 minutes. 11 minutes qui ont fait de lui le nouveau héros du web. 
Légende du visuel principal:
Capture d'écran du site Forbidden Stories
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