Le temps qu'il fait, vous l'avez en un clic sur votre téléphone, et pourtant nous sommes des millions à regarder la météo à la télévision. Laurent Romejko anime une émission quotidienne d'heure sur le sujet, et ça fait un tabac.

La météo est une sujet très peu étudié par les historiens. C’est pourtant, à la télé, un sujet clé, qui concentre enjeux d’audience et enjeux sociologiques. De la météo sur le petit écran, en effet, nous n’avons plus besoin. Le temps nous est donné avec une précision diabolique sur n’importe quel téléphone. Il n’empêche, nous sommes des millions à la regarder encore. La météo, le sujet le mieux partagé du monde, le lien social par excellence. Mon invité en a même fait le prétexte d’une heure d’émission quotidienne sur France 3 qui fait un tabac. Partant de phénomènes planétaires pour en arriver à l’ultra-local. La météo, c’est le terreau de la proximité. En ces jours de tempête, nous nous sommes demandés comment le récit météorologique avait évolué à la télé. En 70 ans, comme le climat, il a changé. 

Météo à la carte, du lundi au vendredi à 12h55, sur France 3. 

Les brèves de L'Instant M 

Retour sur les vœux à la presse du Président de la République, hier soir. De la grande loi sur l’audiovisuel public avant fin 2018, il ne dit rien pour l’instant. La distribution de la presse partout en France gravement en danger (nous vous en parlions mardi) ? « Il faut la protéger », dit Emmanuel Macron. C’est tout. Reste sa sortie sur la nécessité de lutter, par la loi, contre les fausses informations. Et là, on attend tout particulièrement de voir. Et on s’alarme. Attention à ne pas menacer les fondements de la loi de 1881 qui protège la liberté de la presse, qui fait que les journalistes sont attaquables en justice pour des infractions bien précises, comme « la diffamation » ou « l’injure ». Attention à ne pas créer des nouveaux motifs pour assigner la presse dès lors que n’importe quelle entreprise ou figure publique estime sa réputation entachée par une publication. Attention à ne pas voir pleuvoir sur les journaux des kyrielles de procès, de demandes en dommages et intérêts qui paralyseraient les tribunaux au nom des saloperies qui circulent sur le web. 

A lire également, cet article de Pierre Rimbert dans Le Monde Diplomatique de janvier. Google a entamé la chasse aux fake news visant, comme Macron, les sites d’info russes. Résultat, d’excellents sites d’info américains plutôt à gauche ou des sites d’investigation, tels Democracynow ou Theintercept, ont vu leur fréquentation plonger. Le nouvel algorithme de Google les pénalisant tout autant que Russia Today ou Sputnik. 

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Laurent Romejko, présentation de la grille de rentrée de France Télévisions en 2016 © Getty / Foc Kan
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