Baptiste Antignani n’a rien ressenti lors de la visite du camp d’Auschwitz avec sa classe. Mais sa rencontre avec Denise Holstein, rescapée, a bouleversé sa vie. De cette amitié est née un documentaire bouleversant, diffusé sur Canal + ainsi qu'un livre publié chez Fayard.

Un prof d’histoire d’un lycée de Rouen emmène, comme des milliers d’élèves chaque année, sa classe visiter Auschwitz et Birkenau. La seconde guerre mondiale et la Shoah sont au programme de terminale. Un des gamins ne reviendra pas indemne de ce voyage. Non pas qu’il fut ravagé par l’effroi et l’émotion, au contraire. Là, au cœur des camps de la mort, il ne ressentit rien. Ce « rien », glaçant et désolant, le pousse à prendre contact avec une dame de 75 ans de plus que lui. Denise Holstein, seule survivante parmi les déportés juifs rouennais. Téléphone, d’abord. Puis rencontre. Parole. Amitié. Récit. Le gosse refera le voyage à Auschwitz une deuxième fois. Voyage à la rencontre de l’autre. Voyage à la rencontre des larmes. Voyage à la rencontre de ce qui signifie le mot « mémoire ». Je vous parle ce matin d’un petit film et d’un petit livre qui posent des questions vertigineuses sur les images, les gens et les mots.       

►►► Un documentaire réalisé par Baptiste Antignani et Raphaëlle Gosse-Gardet , disponible sur CANAL dès le 4 mars dont voici la bande annonce : 

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