Humoriste et membre historique de l'équipe Hanouna, Jean-Luc Lemoine anime un nouveau jeu sur C8, où les candidats doivent deviner à l'apparence qui est en couple avec qui. C'est gentiment débile, très addictif, et ça permet de s'interroger sur ce qu'on peut dire, ou non, à la télé.

C’est un peu le « Qui est qui » de notre enfance. Mais nous sommes grands maintenant, et quand on regarde les gens, on leur colle tout un tas d’étiquettes intimes ou sociales façonnées par la vie autant que par les préjugés. Mettez vingt personnes sur un plateau télé et devinez qui est en couple avec qui, c’est le nouveau jeu de C8. Ca ne vole pas haut du tout, du tout. Mais c’est efficace, très efficace. Puisque chacun est pris la main dans le sac de ses idées reçues et surtout, de ce qu’il ne saurait formuler à voix haute. Or, c’est toute la question que pose la télé cette année. Que peut-on y dire ? Jusqu’où peut-on aller ? Pour y répondre, un invité qui cumule toutes les casquettes indiquées : animateur, humoriste et membre historique de l’équipe Hanouna.  

Après une semaine test de « Couple ou pas couple », un prime time ce soir sur C8 avec des vedettes. 

Et en parallèle, Jean-Luc Lemoine joue son spectacle "Si vous avez manqué le début" encore un mois, ce soir à Plougastel… Mieux que Mélenchon, à la fois sur scène et à la télévision ! 

Les brèves de L'Instant M

Grâce aux fictions américaines, la télévision française voit le nombre de personnes perçues comme non-blanches augmentées à l’écran. Presque 20%, c’est encore faible, mais ça progresse. Plus particulièrement, la représentation des personnes perçues comme noires. Je dis bien « perçues », car vous le savez, le comptage et les quotas sont interdits par la loi. Le baromètre annuel du CSA, publié hier, rappelle néanmoins que dans les fictions, comme dans les autres programmes, les personnes non-blanches remplissent majoritairement des fonctions négatives : ça va du méchant au voyou, en passant par le paumé….  Par ailleurs, les personnes en situation de handicap demeurent les grandes absentes de la télévision. Moins de 1% des individus indexés par le baromètre, pour douze millions de Français. Enfin, et c’est très intéressant, le CSA mesure pour la première fois la représentation des personnes précaires : les SDF, les chômeurs, les bénéficiaires du RSA, les mômes déscolarisés représentent seulement 5% des figures incarnées à la télé. Bref, le petit écran continue de promouvoir une vision assez difforme de notre société… 

Légende du visuel principal:
Jean-Luc Lemoine sur le plateau de "Vivement Dimanche" sur France 2 en 2015 © Maxppp / Frédéric Dugit
Les invités
Programmation musicale
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.