Elle n'est pas chef, mais ses émissions de cuisine ne se démodent pas : Julie Andrieu parcourt la France en faisant de la nourriture une clé d'entrée pour la culture, et s'amuse désormais à préparer des festins d'antan pour la télévision.

La cuisine comme prisme culturel

Après 20 ans de télévision, elle a gagné, le petit écran a changé et en réalité c'est toute une société qui a changé. 

Julie Andrieu voulait bien manger sans que la cuisine soit une corvée rébarbative pesant trop lourde sur les épaules des femmes ni même un métier d'excellence réservé aux hommes. 

Elle voulait que notre assiette soit l'affaire de tous : facile, pas chère et surtout marrante, bingo c'est le cas ; elle voulait le raconter à la télé, bingo à nouveau ! La bonne cuisine a envahi les programmes mais son approche à elle s'avère un peu différente. Au départ, elle était très pratique, pragmatique, quotidienne et de plus en sociale et culturelle. Elle a voyagé dans le monde entier, en France et désormais voyage dans le temps. C'est fou ce que la télévision peut montrer et raconter autour d'une assiette : 

"Fourchette et sac à dos", sur France 5 ; "Les Carnets de Julie", sur France 3 et maintenant "le Festin de Julie" avec un premier numéro dans lequel il s'agissait d'une reconstitution d'un dîner royal au château de Chambord. Cette fois la Riviera, trois magnifiques demeures en concurrence pour organiser ce nouveau festin, de la promenade des anglais au cap d'Antibes, c'est la belle époque et c'est la côte d'Azur dans toute sa splendeur. 

Aimer le goût de l'histoire 

Se replonger dans les saveurs d’une époque, c'est se replonger dans l'histoire du goût, se replonger dans l'histoire de l’agriculture, dans l'histoire des pratiques culinaires qui ont énormément changé ! 

J'ai construit ma culture culinaire toute seule. La cuisine, c'est un loisir créatif autant que récréatif

L'idée est d'en apprendre plus sur notre cuisine par l'histoire et vice versa, je me suis toujours servi de la cuisine comme un moyen pour découvrir la culture. L'histoire, oui, on en avait beaucoup appris sur la culture culinaire de l'époque de la Renaissance, là c'est la Belle époque qui démarre en 1900 à l'occasion de l'exposition universelle jusqu'au déclenchement de la Première guerre mondiale en 1914. Passer des assiettes aux arts, aux décors d'une l'époque de grandes révolutions et de découvertes : cinématographe, les frères Lumières, l'automobile (premier constructeur mondial jusqu’en 1904, l’électricité avec Edison... Tout cela autour d'un dîner et c'est formidable tout ce qu'on peut raconter autour d'une belle assiette ! 

Écoutez aussi

🎧 On Va Déguster, chaque dimanche par François-Régis Gaudry

  • Légende du visuel principal: Julie Andrieu en octobre 2017 © Getty / Eric Fougere - Corbis
Les invités
Programmation musicale
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.