Juste après "Terminator 2", Arte diffusera dimanche soir un documentaire consacré à l'ascension d'Arnold Schwarzenegger.

Arte diffusera dimanche soir, après Terminator 2, un documentaire sur « La Fabrique d’Arnold Schwarzenegger ». Simple autrichien parti de rien, parvenu à tout, gloire, richesse et pouvoir, grâce à une volonté de fer et un sourire radieux. 

Pourquoi vous raconter cette histoire dans L’Instant M ? Parce que de ce corps super musclé, super augmenté, l’acteur a fait un spectacle et un symbole de l’Amérique, avec la conscience précoce que la nation américaine elle-même avait pour bras armé de sa mythologie et de ses conquêtes, l’image. 

Arnold Schwarzenegger, bête humaine, bête médiatique et bête politique. 

Pour en parler, Sonia Devillers a reçu les deux auteurs du documentaire sur Arnold Schwarzenegger, Jérôme Momcilovic et Camille Juza

Extraits de l'émission

Extrait du documentaire, où on entend Arnold Schwarzenegger : "Maintenant, je sais exactement ce que le public attend de moi. C'est ça l'important. Parce que vous pouvez dire aux studios "Ok, très bien, je ferais Conan 3 pour vous et en échange vous me laissez faire un film qui me plaît." Mais ça n'avance à rien, le film fera un flop ; personne ne gagnera d'argent". 

Jérôme Momcilovic : "L'apparition de Arnold Schwarzenegger au début des années 1980, c'est vraiment le retour à ce qu'on appelait "freak-show" au début du siècle, le retour au barnum. D'ailleurs c'est l'étymologie du mot "monstre" : l'idée d'un corps qui est là pour être montré. Il y a une autre étymologie du mot "monstre", qui renvoie à l'idée que c'est un présage : il est venu nous annoncer quelque chose".

Jérôme Momcilovic : 

C'est quelqu'un qui rêve l'Amérique, qui veut devenir l'Amérique.

Camille Juza : "En 1992, je me suis assise dans la salle de cinéma, j'ai regardé Terminator 2, et je me suis dit : "Mais pourquoi les studios ont choisi un type aussi gros ? Il ne rentre même pas dans l'écran ! C'est quoi l'idée ?" Il faut attendre 1984 pour qu'il trouve son vrai rôle au cinéma [Terminator, de James Cameron]".

Jérôme Momcilovic : "On a tendance à associer Arnold Schwarzenegger aux années 1980. On s'est rendu compte en faisant le film qu'il était plutôt emblématique des années 1990, c'est-à-dire des années de la mondialisation. Il a été l'incarnation absolue de la mondialisation, évidemment de la domination américaine sur la mondialisation".

Arnold Schwarzenegger a passé sa vie aux côté de Maria Shriver, l'héritière de la dynastie Kennedy (donc grande famille de Démocrates américains). Jérôme Momcilovic : "Contrairement à l'idée reçue en France, et qui je pense est liée à son physique, ça a été plutôt un Républicain modéré au point de s'opposer parfois aux directives générales du Parti Républicain"

Aller plus loin

La Fabrique d’Arnold Schwartzenegger, à découvrir dimanche soir sur Arte, le documentaire de Jérôme Momcilovic et Camille Juza est disponible jusqu'au 17 février

🎧 L'Oeil du tigre - Arnold Schwarzenegger, la musculation en lumière

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  • Légende du visuel principal: Arnold Schwarzenegger, ici à l'Elysée en 2017 © AFP / Christophe Achambault
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