Sept années durant, de 1983 à 1990, jusqu’à l’avant-veille du prix Goncourt, Jean Rouaud aide à tenir rue de Flandre un kiosque de presse. Il nous conte cette tranche d’histoire de France dans "Kiosque" paru chez Grasset.

« Je me suis longtemps interrogé sur la raison mystérieuse de mon entêtement à vouloir qu’on me reconnaisse comme écrivain », admet Jean Rouaud qui ose aujourd’hui un retour à sa préhistoire littéraire. 

Aux temps d’une conquête poétique qui avait nécessité de quitter son pays pour venir à Paris. Au temps où Jean Rouaud fut marchand de journaux, ce à quoi d’ailleurs, des années durant, la presse le renvoya : « le kiosquier qui a gagné le prix Goncourt ». 

Que ce métier de rue lui a-t-il appris ? 

Qu’à travers les gros titres, le monde entier se déverse dans un kiosque, mais que sans les lecteurs et les passants, l’actualité n’aurait ni chair ni histoire. C’est cela qui se joue au comptoir. On bavarde de tout et de soi. Du lointain et du quartier. De l’actu et du passé. A l’oreille d’un aspirant écrivain, anxieux et solitaire qui, sans se douter, fait lui aussi le chemin à l’envers.     

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Les critiques du Masque et la Plume ont lu le livre : qu'en ont-ils pensé ?

  • Légende du visuel principal: Kiosque à journaux parisien © Getty / Dennis K. Johnson
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