Un enfant en tue un autre. C'est le point de départ de la mini-série "Aurore" diffusée ce soir sur Arte à 20h55.

L'enfance meurtrière demeure un mystère, même en pleine lumière. Trois épisodes écrasés par la couleur et le soleil et l'on ne saura pas pourquoi. Pourquoi Aurore, fillette, a tué par strangulation un petit garçon. Nous y ferons face pourtant, le crime est à l'image. Indélébile pour le téléspectateur, pour ses témoins, comme pour celle qui l'a commis et qui, avec, a grandi, a vieilli. "Aurore" n'est pas l'histoire d'un deuil, pas celle d'une culpabilité. C'est l'histoire de l'absolue solitude, solitude de ceux qui ne peuvent ni dire ni accepter.

Les brèves de l'Instant M

Youtube, c’est le géant de la vidéo qui appartient à Google. Bronca récente des annonceurs qui ne tolèrent plus de voir leurs pubs côtoyer des contenus incitant parfois à la haine, au terrorisme ou à la pédophilie. Dans Les Echos ce matin, Youtube répond. Un nouveau logiciel, mis en place depuis juillet, a effectué l’équivalent du travail de détection de 180 000 personnes, 40 heures par semaine. Mais ça ne suffit pas. Youtube embauche 10 000 collaborateurs supplémentaires – des yeux humains, cette fois-ci.

Pendant les fêtes, France 2 a annoncé discrètement renoncer à la diffusion d’un téléfilm intitulé « Ce soir-là », racontant une histoire d’amour entre deux personnes portant secours aux blessés du Bataclan et dont le tournage est achevé. Face à l'indignation et une pétition des victimes et des proches, la chaîne a préféré reculer. Hier, le groupe "25 images", un collectif de réalisateurs de télévision, s’en inquiète et s’étonne qu’une chaîne qui avait lu, accepté et financé un projet recule face à la pression des réseaux sociaux. « N’est-ce pas, interroge-t-il, le rôle d’une télévision publique de préserver la liberté de dire, de créer, de s’exprimer ? ».  

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