Incendies en Australie, scènes de quarantaine liées au coronavirus : ces images médiatiques ont rappelé des séquences dignes de film catastrophe. Vincent Lowy, directeur de l'ENS Louis-Lumière, nous parle de l'influence de ce cinéma de genre sur la couverture effectuée par les médias dans ces situations de crise.

En cette étrange et sidérante année d’incendies apocalyptiques en Australie et de pandémie d’un virus inconnu, nos journaux et chaines d’info sont colonisés par les catastrophes. "L’Instant M" vous propose un détour par le cinéma catastrophe, un genre à part entière, un genre indissociable du 7ème art car présent depuis ses débuts. 

Vous me direz pourquoi aller chercher la fiction alors que la réalité nous saisit déjà d’effroi ? 

Parce que la construction des films catastrophe a tant imprimé nos imaginaires qu’elle influe sur la mise en image de l’actualité. Comment expliquer, sinon, que sur les chaines les plus sérieuses, on nimbe les reportages de musiques tout droit sorties de grands spectacles hollywoodiens ? Et comment expliquer que le public, en plein coronavirus, se tourne vers l’info, certes, mais aussi vers un cinéma qui parle de contagion ?  

  • Légende du visuel principal: Quand le cinéma catastophe influence la façon de raconter l'info. Ici un incendie en Australie en 2020 © Getty / John Crux Photography
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