L'entreprise qui va chercher nos journaux à la sortie des imprimeries et qui les achemine vers les marchands est à nouveau en faillite. On risque l'interruption pure et simple de la distribution des quotidiens et des magazines. Enjeux et explications avec Étienne Gernelle, directeur du magazine "Le Point".

L'accès à une information libre et plurielle est un socle pour notre démocratie. Or, depuis quelques jours, depuis la liquidation d'un groupe de presse nommé France-Antilles, plusieurs de nos départements sont tout simplement privés de presse régionale et par ailleurs, de nombreux autres dans de nombreux autres. Il vous faut parfois faire des kilomètres et des kilomètres en voiture pour trouver un kiosque. C'est à se demander franchement si cela sert encore à quelque chose d'imprimer des journaux sur du papier.

"Presstalis" n'imprime pas les journaux mais c'est elle qui les collecte, qui les trie, qui les transportent jusqu'aux 22 000/24 000 points de vente. Ce n'est pas la seule. Tous les quotidiens nationaux sont acheminés vers les marchands de journaux par "Presstalis" pour ce qui concerne 75% de nos magazines et le reste par le distributeur de presse "MLP".

Extraits de l'émission

Etienne Gernelle : "Il faut savoir que la distribution de la presse c'est un milliard et demi de chiffre d'affaires. Ça ne va pas si mal que ça. Mais sur les deux entreprises qui se chargent de cette distribution, il y en a une qui est bien gérée et qui est rentable : "MLP". Et l'autre qui est très, très mal gérée c'est "Presstalis". 

Ce n'est pas un marché mourant mais il faut simplement que tout le monde fasse son boulot et que les actionnaires de "Presstalis" fassent face à leurs responsabilités et les assument

La suite à écouter...

Avec 

Étienne Gernelle, directeur du magazine "Le Point".

  • Légende du visuel principal: La distribution de la presse en danger ? © Maxppp / Thomas Padilla
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