L'auteur de "En attendant les robots" fait apparaître la réalité du "digital labor", l'exploitation des petites mains de l'intelligence artificielle. Enquête et réflexion passionnante que celles du chercheur Antonio Casilli.

Les plateformes du nouveau monde que sont Amazon, Facebook, Youtube ou Twitter nous feraient, à dessin, miroiter des algorithmes surpuissants capables bientôt de gouverner les envies et les opinions de 7 milliards d’êtres humains. Mirage. 

C’est sans compter une armée invisible d’hommes et de femmes qui travaillent de leur doigt à cliquer toute la journée. Des volontaires bien heureux de poster, de liker ou de partager. Mais aussi des prolétaires sous-payés pour faire et défaire tout ce qui circule sur le web. Les robots n’auront pas tôt fait de remplacer le travail des hommes. En revanche, et c’est une question sociale et politique brûlante, ils le transforment. 

A la manœuvre, les grandes plateformes d’Internet qui mentent sur leur modèle économique pour mieux masquer ce qui les enrichit en réalité. 

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La réalité du digital labor © Getty / Rubberball/Mike Kemp
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