La photographe Romy Alizée a vu son compte Instagram fermé après la publication d'une photo. Elle s'insurge contre la politique de contrôle des plateformes qui vise avant tout le corps des femmes et publie une tribune dans Libération.

Faut-il contrer la censure des géants du web en matière de sexe ? Non, l’extrême urgence serait plutôt d’endiguer la déferlante de pornographie en libre accès sur Internet

Pourquoi ? Parce qu’y circulent notamment des millions de vidéos piratées, des séquences ultra-violentes et dégradantes pour les femmes.

Soit. Mais n’y aurait-il pas un Internet à deux vitesses ? D’un côté, des sites de cul sans contrôle. De l’autre, des réseaux sociaux Facebook, Instagram, Tumblr qui imposent des conditions d’utilisation de plus en plus restrictives lorsqu’il s’agit de montrer le nu.

Et ce, en vertu de normes dictées par des entreprises américaines qui nous imposent ce qui est ou non acceptable dans le corps de la femme. Acceptable, par exemple, quand c’est de l’art, acceptable quand c’est de la politique. Mais est-ce à Facebook de décider ce qui fait nos œuvres et nos luttes ?   

  • Légende du visuel principal: Jeune femme nue, en noir et blanc © Getty / Maren Klatt / EyeEm
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  • Romy AlizéePhotographe, militante féministe et travailleuse du sexe
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