Dans son nouveau roman, et qui met en scène l'ascension d'un Rastignac des temps modernes, Aurélien Bellanger s'attaque aux dérives du monde de la télévision, et à son évolution au tournant des années 2000.

Sébastien Bitereau, fils de plombier-chauffagiste de la Drôme, doué pour la comptabilité et subjugué par la télé, se rue à Paris et fait son entrée dans l’univers survolté de l’audimat. Il commence petit, « schpountz » du présentateur de la « Roue de la Fortune », puis mignon de Pascal Sevran, « La Chance aux chansons ». Il apprend, il comprend que le pouvoir n’est pas à l’écran, mais à celui qui fabrique les images, façonne les imaginaires et qui les vend. Sébastien Bitereau, d’obscure extraction provinciale à icône émergente du capitalisme français, puis magnat des médias mondialisés sans que rien ne l’y ai jamais empêché. Double allégorique du producteur Stéphane Courbit, aujourd’hui à la tête d’un empire bien réel. 

Et alors ? Il ne faut pas chercher l’homme dans ce récit, mais la transcendance, l’art et Dieu qui nous ont abandonnés. 

  • Légende du visuel principal: L'écrivain Aurélien Bellanger © Maxppp / PHOTOPQR / LE PROGRES
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