Depuis une dizaine d'années, la Chine étend activement son influence, notamment sur le continent africain. Une expansion médiatique particulièrement recherchée en ces temps de crise sanitaire.

C’est une opération séduction, menée tout à la fois avec des gros sabots, une minutie assez déconcertante, des moyens colossaux. La Chine déploie une stratégie d’expansion de ses médias à travers le monde. Elle mobilise ses relais, allume des contrefeux, produit des récits alternatifs. Une narration qui fertilise en particulier le continent africain et qui interroge aujourd’hui, plus que jamais. 

La crise du Covid, la persécution des Ouigours, rendent cette propagande plus effrénée, plus obscène aussi, peut-être. Ca fait également de nous un public plus attentif et plus méfiant.
En témoigne l’inquiétude manifestée par des experts et des élus quant à l’arrivée en France de la chaine d’état chinoise CGTN, boutée hors du Royaume-Uni et qui vient de trouver refuge en France. Peut-être pas pour dire tout et n’importe.
 

Quelle est exactement la popularité de ces médias internationaux chinois ? Quels effets, quels dangers, quelles limites, et surtout, quel accueil leur faire ? 

Mise à jour : dans le son diffusé à l'antenne, les paroles attribuées au président sortant du Niger, Mahamadou Issoufou, ont en fait été prononcées par le Ministre de la Santé publique par intérim, Ahmed Boto. 

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