Jérôme Bonaldi présente "Mon invention vaut de l’or", tous les jours en direct à 18h40 sur M6 à partir du 20 mai. Il est aujourd'hui l'invité de Sonia Devillers.

Jérôme Bonaldi est né à la radio, ici, à France Inter, à ce micro. Puis il est né à la télévision avec Canal+ en 1984, pilier de « Nulle part ailleurs ». 

Resté dans tous les bêtisiers de Navarre avec ses démonstrations qui échouent, virent au désastre ou au fou rire. Resté surtout, dans la mémoire et dans le cœur d’au moins deux générations de Français. 

C’est drôle ça, quand même, mais pourquoi donc les objets inanimés de ce monsieur débordé par sa verve et son enthousiasme ont-ils à ce point marqué le public ? 

Sans doute parce que Bonaldi leur a donné une âme. Sans doute aussi qu’ils ont dit quelque chose de notre société et de son rapport au progrès. Rapport qui, soit dit en passant, a beaucoup changé. Et Bonaldi, lui, avec sa barbe blanche, il fait son grand retour à la télé.     

Dans cette nouvelle émission, des inventeurs de tous les âges, tous les milieux sociaux, tous les genres défilent. Toujours accompagné de sa comparse Erika Delattre, il parcourt la France et pré-sélectionne chaque jour une invention. 

Montre-moi les objets que tu as inventés, je te dirai qui tu es. 

Dans les inventions, les gadgets, il y a une poésie que le journaliste ne renie pas. Pour lui les objets ont une âme. "Montre-moi les objets que tu as inventé, je te dirai qui tu es" remarque-t-il. 

Pas besoin d'avoir fait des études, de porter une blouse blanche, d'utiliser des mots pour inventer. Il suffit de prendre sa vie en main pour Bonaldi. Leur critère est simple : il faut que ça change la vie, même s'il reconnait volontiers qu'il y a évidemment des objets inutiles. 

C'est l'arrivée de la poésie de l'inutile. 

Il y a des choses inutiles partout, tout le temps. Jérôme Bonaldi raconte ces épisodes Canal + où il a présenté des objets considérés à l'époque comme des gadgets : de l'ouverture centralisée des portes aux fenêtres électriques en passant par les essuies-glaces intermittents. 

L'Histoire fait le tri finit-il par conclure. Ces objets n'ont été que des prétextes pour raconter des histoires. Histoires dans lesquelles il mettait tout son corps pour les raconter. Et c'est sans aucun doute ce qui a permis de créer ce lien entre lui et le public. Au final, tous ces gadgets ont pour la plupart été oubliés, mais personne n'a oublié qui les présentait et comment. 

Les objets parlent de nous, et c'est ça qui est passionnant ! 

  • Légende du visuel principal: Jérôme Bonaldi © Maxppp / David Bécus / La Dépêche du midi
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