Traductrice de presse, Bérengère Viennot s’est trouvée confrontée à un défi inédit après l’élection de Donald Trump : comment traduire ce nouveau langage présidentiel vulgaire et confus?

En ces temps où tout le monde hurle sur tout le monde en accusant l’autre de propager des « fake news », où les approximations et les outrances des réseaux sociaux contaminent parfois les titres de la presse, où les termes de « répression », « résistance » et « dictature » sont utilisés à tout va, je vous propose de prendre un peu de temps pour les mots. C’est une traductrice de presse qui m’en a donné l’idée. Son casse-tête ? Traduire bien quelqu’un qui parle mal, quelqu’un qui crie, qui invective. Trouver les bons mots pour faire entendre la langue de quelqu’un qui en a peu. Il s’agit de Donald Trump. Comme tous les leaders étrangers, nous ne l’entendons jamais en version originale, les médias nous livrent sa parole en français. Ce qui, parfois, nous empêche de réfléchir à ce qui passe à travers son vocabulaire. 

  • Légende du visuel principal: Donald Trump répond aux journalistes © AFP /
Les invités
Programmation musicale
L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.