L'émission dominicale a atteint des records d'audience durant les deux confinements, alors que les cultes publics étaient suspendus. Frère Thierry Hubert, son producteur, est ce matin l'invité de "L'Instant M".

La messe par écran interposé, le Jour du Seigneur, la plus ancienne de nos émissions, a battu tous ses records d'audience en 2020, confinement, couvre-feu et mesures sanitaires oblige, nombre de croyants sont tenus loin et ont été tenus loin de leur lieu de culte ou s'en tiennent loin eux-mêmes, par peur de la contagion. 

Le succès des émissions confessionnelles du service public prouve qu'elles remplissent dès lors leur fonction historique, ces fonctions fixées par le cahier des charges de l'ORTF. Toutefois, l'écran ne fait pas l'unanimité pour ceux qui voudraient pouvoir communier. Il s'avère même un repoussoir à la fois pour les plus traditionalistes des catholiques, mais aussi pour les plus libéraux. 

L'image de la semaine

Dimitri Beck, directeur de la photographie du magazine Polka, nous présente une image de Johan Ordóñez, photographe de l'AFP. On y voit des migrants honduriens, faisant partie d’une caravane humaine se dirigeant vers les États-Unis, affrontant les forces de sécurité guatémaltèques à Vado Hondo, au Guatemala, le 17 janvier 2021. 

Des migrants honduriens se dirigeant vers les États-Unis, affrontent les forces de sécurité guatémaltèques à Vado Hondo, au Guatemala, 17 janvier 2021
Des migrants honduriens se dirigeant vers les États-Unis, affrontent les forces de sécurité guatémaltèques à Vado Hondo, au Guatemala, 17 janvier 2021 © AFP / JOHAN ORDONEZ
  • Qu’est-ce qui nous marque sur cette photo d’actualité ?

Cette scène chaotique qui oppose des civils à des militaires. On ne comprend pas tout au premier coup d’œil. Mais sous son apparence de confusion, pour ne pas dire de capharnaüm, tout est pourtant bien organisé dans cette photo d’actualité et d’action. 

Tout d’abord, le point de vue. La photo est prise en hauteur. Ce qui ne permet au spectateur que nous sommes d’avoir un aperçu en plan large de ce qui se joue au sol, de prendre la mesure de ce qui se passe. Un peu comme si nous étions un oiseau. Le photographe Johan Ordonez est monté en haut d’un immeuble de quatre étages et s’est posté sur une terrasse pour faire cette image. Prendre de la hauteur, c’est un réflexe chez les photographes quand ils couvrent un événement avec de la foule comme une manifestation. C’est aussi important que d’être au cœur de l’action. 

La suite à écouter…

  • Légende du visuel principal: Messe pendant 'Le Jour du seigneur' le 5 avril 2020 © AFP / Riccardo Milani / Hans Lucas
Les invités
L'équipe