Dans "Berlin, 1933", Daniel Schneidermann revient sur l'aveuglement des correspondants étrangers face à la montée du nazisme.

Daniel Schneidermann
Daniel Schneidermann © AFP / Martin Bureau

Face à la mémoire des années 1930, celle des années 1940 a longtemps fait écran. La guerre a écrasé l’avant-guerre. Pourtant, Adolf Hitler arrive au pouvoir dès 1933, et Berlin grouille de journalistes étrangers, correspondants et envoyées des grandes puissances occidentales.

Daniel Schneidermann a relu les journaux de l’époque. Pas les livres de mémoires parus des années après. Non, les articles publiés au jour le jour, censés rendre compte d’un régime antisémite et totalitaire.

Stupéfaction : la presse internationale s’avère en sourdine. Pourquoi ne hurlèrent-ils pas le péril aux oreilles du monde ? Défaite flagrante du journalisme et des démocraties environnantes.

Daniel Schneidermann remonte le temps de l’indifférence, de la lâcheté, de l’autocensure et de l’anticommunisme primaire. Sa vieille mère juive est là, sur son épaule. Elle n’aime pas beaucoup qu’il remue ce passé enterré.   

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